Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
24 janvier 2009 6 24 /01 /janvier /2009 21:51
Un article à lire à quelques jours de la Saint Valentin...


Extrait de "la vie toutsimplement" du 3 Juin 2008:


D'après l'enquête globale sur la sexualité de Durex, réalisée en 2005 auprès de 317 000 personnes, les Grecs sont les plus chauds lapins ! Ils font l'amour en moyenne 138 fois par an. Les Français sont pas mal non plus sur ce plan-là : ils sont 6ème avec 120 réalisations par an, bien au-dessus donc des 103 de la moyenne mondiale et très loin des 45 des petits derniers Japonais. Par contre, les Français sont un peu plus réticents à l'utilisation de sex-toys : seulement 14 % en ont fait l'expérience, alors que la moyenne globale est de 23 % et que nos amis Australiens sont 46 % à s'en être déjà servis. Pour ce qui est du garden-sex (le sexe au jardin), les Sud-Africains sont les plus audacieux avec 46 % de familiers, talonnés de près par les Néo-Zélandais (43 %) et les Australiens (40 %). Le soleil n'y est pas pour rien vous me direz. Certes, mais les Danois sont quand même 39 % à faire l'amour dans leur jardin. Les Français aussi aiment bien l'extérieur, et 31 % d'entre eux se sont déjà entremêler dans l'herbe fine. Voilà qui a de quoi nous écœurer définitivement d'asperger nos pelouses de désherbants, pesticides et autres produits chimiques. Il faut dire que ça irrite vraiment le gazon... (hihihi, troooop fort!)Il y a donc là une autre excellente raison d'arrêter les herbicides et de profiter à fond de son jardin. Quand le sexe rencontre l'écologie...

"Etre une bombe sexuelle au lit sans faire sauter la planète !"

C'est ainsi que Greepeace avait présenté son petit guide de la sexualité écologique il y a cinq ans. Depuis on a eu de nouvelles idées. Enumérons tout d'abord un certain nombre de pratiques, souvent des clichés romantiques, qui font, somme toute, toujours plaisir. Pour passer une agréable soirée, un dîner aux chandelles se révèle une entame délicieuse. Toutes lumières éteintes, l'obscurité offre au dîner une toile magique où de belles bougies, à base de cire de soja ou d'abeilles, font danser leurs clartés. C'est aussi l'occasion rêvée d'agrémenter vos plats d'aphrodisiaques naturels, comme le gingembre ou le ginseng,(ou les gâteaux de sis!!)à qui insufflent aux mets une chaleur équivoque et stimulante. La douce et fauve lumière des bougies est également parfaite pour attiser le désir et envelopper le coït. Pour consommer moins d'énergie, on peut aussi faire l'amour dans le noir, ou même la journée si l'on aime s'observer. Prendre une douche à deux est aussi une excitante possibilité d'économiser l'eau chaude, à condition bien sûr d'être raisonnable et de ne pas se plaire jusqu'à vider le ballon.

amour-ecolo-preservatifCondom ou pilule ?

Quand vous ( ou votre partenaire) prenez la pilule vous ne pensez pas aux poissons. Pourtant les hormones qu'elle contient finissent dans les urines et se retrouvent dans les fleuves, affectant alors la vie aquatique. Les contraceptifs chimiques de synthèse étant écartés, il n'existe rien de plus efficace que le préservatif, d'autant qu'ils sont la seule protection contre les MST. Sauf évidemment l'abstinence, dont la finalité peut même recouvrir pour certains une signification écologique. Le condom n'est cependant pas un emblème de la protection environnementale. Quatre milliards de préservatifs sont produits chaque année et jetés à la poubelle ou ailleurs. Les conséquences dépendent du type de préservatif utilisé. Il y a ceux dont la membrane naturelle est en boyau de mouton (pas contre le mst, mais pas non plus avec l'accord du mouton, il me semble)
et qui sont biodégradables. Néanmoins, inconvénient majeur, bien qu'ils soient contraceptifs, ils ne protègent pas des MST. En revanche les préservatifs en polyuréthane, très efficaces, ne sont pas biodégradables. Les préservatifs en latex, quant à eux, sont fabriqués avec de la sève d'hévéas, et leur production conduit dans certaines régions à la saignée des arbres. De plus, le processus de fabrication comprend des lavages chimiques qui peuvent provoquer des irritations ou des allergies. Cependant, il existe des préservatifs écologiques ( voir marques et références en bas de page) également en latex, pour lesquels tous les traitements et lavages sont effectués avec des produits naturels, et que l'on peut se procurer très facilement sur le web ou en pharmacie.

Lubrifiants et textiles biosexe-ecolo-lingerie

Les gels, huiles et lubrifiants sont très sollicités dans l'amour. Mais comme pour les produits cosmétiques, il faut savoir éviter les baumes chimiques dérivés du pétrole. On trouve un grand nombre de lubrifiants bio, à base de sève de l'arbre de kiwi, d'algues ou d'eau, dans les magasins spécialisés ou sur la toile. En gros, évitons le plastique. Et c'est aussi valable pour la lingerie fine : en coton s'est doux et sexy. Et les textiles en fibres naturelles, à partir de pulpe de pin blanc par exemple, ne sont peut-être pas dentelés, mais sont très soyeux et présentent des avantages tels que l'isolation thermique et la résistance au lavage. Pour la literie, on préfère de beaux draps en fibre de bambou ou en coton bio équitable. C'est peut-être moins réputé que la soie, mais ça a le mérite de respecter l'environnement et d'épargner les vers à soie d'un sinistre ébouillantement.

Sex-toys aux phtalates cancérigènes !

Dernier point : les sex-toys. Bien qu'ils attisent la curiosité, ils ne doivent cependant pas endormir notre vigilance. La plupart des accessoires sexuels sont en effet fabriqués à partir de PVC, auquel on ajoute des plastifiants, comme les phtalates, pour les assouplir. Cette molécule chimique a une mauvaise réputation à la hauteur de sa toxicité. L'UE et les Etats-Unis ont entrepris de durcir la législation à l'égard des phtalates présents dans les jouets pour enfants, mais rien n'est envisagé pour ceux réservés aux adultes. Et en considérant la relation très intime avec ces objets, ça fait froid dans le dos ! DDmagazine avait déjà, à l'occasion de la Saint-Valentin, alerté de la dangerosité de ces jouets, et préconisé ceux certifiés non-toxiques . Il est donc préférable d'éviter les objets en PVC et d'utiliser d'autres produits fabriqués à partir de verre, de métal, de silicone ou d'élastomères. C'est pourquoi il est nécessaire de bien lire les étiquettes.

 

Il est également très important de choisir des accessoires du désir qui soient rechargeables ou recyclables. Quitte à se faire plaisir, autant s'offrir un sex-toy qui peut resservir lorsque les piles sont déchargées. C'est un geste simple pour l'environnement et en plus c'est un gage de qualité. Car tous les sex-toys ne sont pas portés sur le vert : on trouve par exemple dans les supermarchés, au rayon parapharmacie, des anneaux vibrants, censés stimuler la femme pendant l'amour. Le problème est que la pile ne se remplace pas, et que l'anneau est destiné à la poubelle une fois la pile déchargée. Pour les adeptes, la moindre des choses serait de découper le caoutchouc pour, au moins, récupérer la pile avant de tout jeter. Sinon, pour ceux qui n'apprécient pas les obélisques en PVC, qui préfèrent les produits naturels et bios, et bien, il y a toujours les beaux légumes du jardin, concombre ou autre radis noir qui feront parfaitement l'affaire ! A utiliser, bien entendu, habillés d'un préservatif bio. Vous pouvez même acheter des sex-toys qui fonctionnent à l'énergie solaire, tels que le Solar Vibe ou le Sonic Purple Bullet.

Aujourd'hui, les gels, lubrifiants et autres carburants du désir sont complètement rentrés dans les mœurs. Les sex-toys sont de plus en plus colorés, originaux et sophistiqués. Et le préservatif à la fraise est un classique du genre. Tous les goûts sont dans la nature ! Et faisons en sorte qu'ils y restent ; même dans nos gestes intimes, respectons cette chère muse Nature dans l'accomplissement d'une sexualité écolo. La vie, le sexe. L'Amour.

Partager cet article

Repost 0
Published by bruno
commenter cet article

commentaires

Follow Decodurable on Twitter