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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 21:33

La Corée du Sud après des années passées à investir dans des industries polluantes et high tech,change radicalement son orientation.

Tiré du Figaro:

À 2 % du PIB, l'effort budgétaire de Séoul est sans égal au sein de l'OCDE.

La somme est colossale : soixante milliards d'euros. C'est ce que va investir la Corée du Sud dans la croissance verte au cours des cinq prochaines années, soit 2 % de son produit intérieur brut par an. Un effort sans égal au sein de l'OCDE. Le chiffre est comparable à celui promis par les États-Unis, et à peine inférieur au total des dépenses de recherche et de développement de l'ensemble des pays de l'OCDE en 2006 (2,2 % du PIB).

À l'origine, il s'agissait surtout de réduire la facture énergétique du pays, qui importe 97 % de l'énergie qu'il consomme, rappelle Kang Sun-jin, professeur à la prestigieuse Korea University. Mais aujourd'hui c'est devenu une cause nationale. «Le vert pour sortir du rouge», résume un slogan.

La Corée du Sud espère contenir le recul de son PIB à 1,5 % cette année, alors que le Fonds monétaire international prévoit une chute de 3 %. Elle compte sur cette fameuse croissance verte pour limiter les dégâts.

Une dizaine de grands projets vont être lancés, depuis l'aménagement des fleuves jusqu'à la voiture propre, en passant par les transports publics et les énergies alternatives. «Nous sommes les seuls au monde à avoir décidé un plan de cinq ans. Si nous réussissons nous serons suivis par d'autres», se félicite le premier ministre, Han Seung-soo . Mais il va falloir persuader le pays tout entier de mettre la main à la pioche et convaincre pas moins de 16  régions et villes de province de suivre la capitale.

 

Créer 1,8 million d'emplois

 

«C'est possible, la Corée a les hommes et les moyens. Toutes nos entreprises ont des centres de recherche pointus qui nous permettent d'être numéro un dans n'importe quel domaine», assure Chang Jae-chul, chercheur au Samsung Economic Research Institute.

«Il y a deux ans, pas un seul industriel coréen n'était dans l'écologie, mais aujourd'hui ils y sont tous», confirme un homme d'affaires français. Et d'ajouter : «Pour eux, la crise est une opportunité et ils ont un appétit carnassier.» En cinq ans, le gouvernement compte créer 1,8 million d'emplois nouveaux et il calcule que l'expérience va lui rapporter entre 102,5 et 116 milliards d'euros.

Cependant, pour le président Lee Myung-bak, dont la cote de popularité ne cesse de baisser, il va falloir «harmoniser avec doigté les intérêts publics et les intérêts privés», note Kang Sung-jin. C'est la raison pour laquelle le gouvernement tient deux fers au feu.

D'une part, il va proposer des incitations fiscales aux entreprises pour qu'elles investissent dans les économies d'énergie. D'autre part, il va mettre sur pied dans les prochains mois une expérience pilote de 600 villages verts destinés à tester en grandeur réelle les vertus de l'écologie. Mais la Corée du Sud ne compte pas s'arrêter là. Elle a prévu de porter l'ensemble de ses investissements de recherche et de développement à 5 % de son PIB en 2012. Un seuil qui représenterait alors un record absolu dans le monde.

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Published by bruno - dans news
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