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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 17:18

EPISODE 2 - Est-ce bien raisonnable d'accueillir des vers de terre dans un appartement parisien pour transformer ses déchets alimentaires en compost ? Pour en avoir le cœur net, un journaliste de la rédaction s'y est essayé six semaines durant. Le résultat de ses expériences sont à découvrir au long des 7 épisodes de ses Chroniques du lombricompostage urbain.

 


 

Ça y est, il est arrivé chez moi. Le Can-O-Worms (qu'on pourrait traduire par la boîte à vers), c'est la rolls des lombricomposteurs. Bon, d'accord, l'engin est plutôt dépourvu de chromes ou d'une calandre rutilante et côté design, il tient surtout de la grosse poubelle en plastique noire. N'empêche, cette machine en matériau recyclé qui arrive tout droit du pays des kangourous à l'air bien conçue. Trois étages amovibles pour augmenter progressivement la production, quatre pieds assez hauts pour permettre une bonne aération et un petit robinet à la base afin de recueillir le liquide qui se dégage. Il y a aussi toute une série d'accessoires : une brique de fibre de coco pour servir de litière aux vers, un rond de feutre pour les maintenir dans une atmosphère humide et même des granulés de nourriture pour réguler leur digestion.

Et les vers ? Par contre j'ai beau tourner et retourner les différentes pièces de l'appareil pas la moindre trace de ver. L'espace d'un instant, j'avais imaginé qu'ils arriveraient lyophilisés et qu'il suffirait de quelques gouttes d'eau pour leur donner vie. Il faut bien se rendre à l'évidence le composteur est fourni sans ses futurs occupants mais avec un «avoir de vers» comme cela figure sur l'emballage. Je viens donc de lancer la commande et il faudra patienter quelques jours encore avant l'arrivée des nouveaux locataires.

En attendant, il ne me reste qu'à potasser la notice fournie avec le lombricomposteur. Style humoristique et dessins de vers stylisés : tout est fait pour dédramatiser l'affrontement à venir. J'y apprends notamment que les vers ne dorment jamais et que malgré leur absence de dents, ils avalent jusqu'à la moitié de leur poids en nourriture chaque jour. Il faut aussi manipuler ces bestioles avec délicatesse, contrairement à ce que disent les croyances populaires, les couper en deux peut très bien les tuer. Moins rassurant : je lis aussi que la population de vers peut doubler tous les 2 à 3 mois et qu'ils peuvent vivre 3 ans voire 15 ans pour certaines espèces ! Pas sûr que je sois vraiment impatient des les voir arriver.

tiré du Figaro

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Published by bruno - dans lombrics
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