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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 21:18

Du coq à l'âne. J'achève tout juste une interview téléphonique très sérieuse sur les problèmes de pertes de bagages dans les aéroports lorsque le téléphone sonne. La voix est chantante et l'accent, du Sud : «Bonjour Monsieur Litzler, société Vers la terre* à Pézenas, je vous appelle pour votre livraison de vers.» L'espace d'un instant je pense à un canular avant de me souvenir que dans la vraie vie je me suis bel et bien engagé à héberger des lombrics chez moi. Reprenant mes esprits «Oui pas de souci, je pourrais réceptionner le colis jeudi. Faut-il prévoir un comité d'accueil particulier ? Une trousse de premier secours ?»

Ouf ! Mon interlocutrice me rassure : la livraison en provenance de cette société spécialisée installée dans l'Hérault se fait par colis postal en on ne peut plus classique. Les lombrics arriveront emballés dans un sac avec un peu de terre, il suffit de ne pas les laisser traîner plus que quelques jours à La Poste pour espérer les retrouver en pleine forme. Je recevrai le «petit» format, soit 500 vers, mais il est possible de se faire expédier le double.

Je n'y échapperai pas. Le jour dit, le colis est fidèle au rendez-vous et bien sûr personne dans la famille n'a voulu me priver du plaisir d'installer moi-même les vers dans leur nouvelle maison. J'attends que tout le monde soit couché pour opérer dans le calme et la discrétion. Pas pressé d'ouvrir le colis, je prépare d'abord le lombricomposteur. Cap sur la cuisine carrelée pour opérer proprement. Comme c'est indiqué sur le mode d'emploi, je commence par tapisser le fond de l'engin avec le carton d'emballage. Ensuite il faut laisser la brique de fibre de coco se gorger d'eau et l'émietter au fond du composteur. Il ne reste plus qu'à assaisonner le tout avec des lambeaux du sac en papier dans lequel était emballée la brique (tout se recycle).

Je résiste aux gants en caoutchouc. Heureusement personne n'est là pour voir ma mine dégoûtée lorsque je sors mes vers. Finalement c'est très simple : il suffit d'ouvrir le sac et de le retourner (du bout des doigts) sur le composteur. Ça y est je me suis acquitté de ma mission, je vais pouvoir installer comme prévu mon lombricomposteur dans le placard à balais. Horreur ! Alors que mon devoir semblait accompli, je me rends compte que j'ai oublié quelques pensionnaires sur le carreau de la cuisine. Un coup de pelle et de balayette et ils finissent par rejoindre leurs collègues. C'est trop d'émotion pour moi et sans doute aussi pour les vers, il faut laisser retomber la tension. Il attendront donc demain pour que je leur concocte mon premier menu.

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Published by bruno - dans lombrics
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