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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 13:25

Dorénavant pèse sur mes épaules une nouvelle charge : en plus de mes enfants, il me faudra assurer quotidiennement la subsistance de 500 vers de terre. Entre le temps de transport par La Poste et la première journée chez moi sans casse-croûte voilà quelque temps qu'ils sont à jeûn. Pas question de bâcler leur premier repas.

J'ai bien étudié la notice pour concocter un menu à leur goût : pas question d'y mettre des agrumes, de la viande ou des produits laitiers. Je soulève le couvercle du lombricomposteur puis la petite couverture qui protègent les vers du bruit, de la lumière et maintient une bonne humidité. Ils sont bien là, entassés les uns contre les autres, fidèles au poste. Je les sers généreusement en épluchures, fanes de radis et restes de. J'y ajoute quelques coquilles d'œuf, chaudement recommandées par les spécialistes, et même du marc de café réputé comme la friandise préférée de mes pensionnaires. Il ne reste plus qu'à parsemer le tout de carton, dont j'apprends qu'il doit constituer 20 % des menus. Je referme le couvercle et donne rendez-vous à la troupe pour le lendemain.

Les premiers repas s'enchaînent sans problème. Je veille à bien trier la nourriture et en doser la quantité (autour de 300g par jour au début puis on augmente progressivement pour accompagner la multiplication des vers). Du côté des odeurs aussi tout va bien, il règne une assez nette ambiance de sous-bois de mon cagibi mais rien de dérangeant. Je viens même de trouver ma première alliée dans mes essais de compostage. Ma nounou me prépare en effet tous les jours un sac de déchets prêts-à-servir pour mes pensionnaires.

Tiré du Figaro

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Published by bruno - dans lombrics
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