Mardi 8 septembre 2009
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tiré du Figaro:
• C'est fini, je jette l'éponge. Ces six semaines de test ont pourtant été plutôt concluantes mais c'est décidé : j'envoie mes vers au vert. Ils vont poursuivre leur
existence dans le vaste composteur de jardin de mon beau-père, en région parisienne. Ils n'ont pas démérité et je peux clairement attester que oui, faire son compost en ville avec des vers de
terre, c'est possible. Il n'empêche, je ne suis pas encore mûr pour la cohabitation au quotidien. En fait, c'est surtout un problème d'espace. Dans un appartement où chaque mètre carré est
rationalisé et optimisé, est-ce bien raisonnable d'en réserver un à ces remuantes bestioles ? Ma collection d'Eisenia Fœtida (leur doux nom scientifique) ne m'a causé aucun désagrément
violent mais mes satisfactions, en dehors d'avoir mené à bien mon projet, ne sont pas phénoménales non plus. Pour se lancer dans l'aventure mieux vaut donc être un écolo convaincu et estimer que
réduire le volume de sa poubelle mérite bien ces efforts.
• Je ne désespère pas de m'y remettre un jour. L'une de mes voisines de l'immeuble d'en face est venu observer mon installation car elle envisage de s'équiper d'un
lombricomposteur collectif. Voilà une piste intéressante à suivre. On installe l'engin dans les parties communes (idéalement la cave), chacun alimente les bestioles et on se répartit à tour de
rôle l'entretien. Très séduisant sur le papier, reste à savoir combien de temps les bonnes résolutions entre voisins peuvent tenir. En attendant, mon cagibi a repris son allure d'autrefois et le
précieux mètre carré libéré par mon composteur me permet de stocker un peu plus de bazar inutile. Retour à la vie ordinaire.
Par bruno
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Publié dans : lombrics
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Mercredi 2 septembre 2009
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extrait du Figaro:
Commun. Et moi qui pensais être un original avec mon composteur d'appartement. Maintenant que je suis sensibilisé à la question, je vois des vers et des composteurs partout. Un
jour je tombe sur le composteur d'appartement high-tech proposé par la société californienne NatureMill . L'engin, compact et complètement
hermétique, fonctionne sans vers mais avec un peu d'électricité pour assurer la transformation des déchets. Un peu plus tard, c'est l'association nantaise Compostri qui attire mon attention. Elle développe d'intéressants composteurs collectifs au pied des immeubles (là aussi sans vers de terre) où les volontaires se
retrouvent toutes les semaines. Même à Paris, je découvre l'association Worgamic qui organise de son côté des sensibilisations dans les
écoles pour apprendre aux enfants à fabriquer des lombricomposteurs et à transformer les déchets de leur cantine.
Vers de luxe. Je retrouve même mes amis rampants dans les endroits les plus inattendus. Alors que je visite une usine fabriquant des calissons à Aix-en-Provence, je m'étonne de trouver à
côté des poubelles traditionnelles de tri sélectif des bacs portant la mention «déchets organiques». Le patron me répond : «Vous ne connaissez sans doute pas ça, mais dans la région nous
avons une ferme lombricole (élevage de vers de terre) qui nous débarrasse gratuitement de ces déchets.» Des vers de luxe, engraissés aux calissons. Moins chic, la société Ecosphère Technologies, installée dans la Drôme, propose néanmoins un concept intéressant avec ses toilettes publiques sèches
Saniverte. Grâce à l'usage de vers de terre qui assurent tout le travail, pas besoin de tuyauterie et l'on peut installer ces équipements
dans les droits les plus reculés (montagnes, parc naturels, etc.). Quant à la commune de Combaillaux, dans l'Hérault, elle confie purement et simplement l'épuration de ses eaux usées à des
lombrics.
Par bruno
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Publié dans : lombrics
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