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20 août 2009 4 20 /08 /août /2009 18:40

A l'heure ou la prime de rentrée vient d'etre versée,il convient de se pencher sérieusement sur les les achats de la rentrée.
Ces achats de rentrée peuvent maintenant se faire à 100% avec du recyclé,de l'écolo,du sans solvant...enfin bref en préservant notre planéte.
Cet année l'ensemble des fournisseurs a mis la main dans le recyclage et l'on trouve des Clairefontaine et ses cahiers Forever,ou encore des stylos Pilot Begreen ou Bottle 2 Pen...
Autant dire que le choix ne s'arrete plus au recycleur local avec des produits certes fonctionnels mais pas toujours beaux.Maintenant il existe des produits recyclés qui sont beaux,et comme de nombreux parents c'est un point essentiel pour les faire accepter aux enfants.
Cette année la rentrée au collége,au lycée ou la Fac sera donc Bio et belle.
Des sites proposent des articles à l'unité ou bien encore des packs tout pret qui regroupent les articles essentiels et recommandés dans de nombreux colléges ou lycées.Plus besoin de passer son temps dans les rayons des supermarchés,à rechercher les produits tant convointés.
Tout est à portée de clic ! du temps et de l'argent économisée.
Alors à vous de jouer,faites un détour sur :

http://www.decodurable.com/papeterie-kit-rentree-scolaire-ecolo-c-229_242_316.html?osCsid=6bju3e8q8erlul6ks58rvln073

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 20:51

En 2050, le continent le plus peuplé de la planète pourrait importer le quart de sa consommation de riz si l'agriculture irriguée continue de gaspiller les ressources en eau.

Si des réformes majeures dans la gestion de l'eau et de l'irrigation ne sont pas engagées rapidement en Asie, la plupart des pays devront importer un quart du riz et du blé dont ils auront besoin en 2050. C'est le principal message du rapport que l'Institut international de la gestion de l'eau (IWMI) présente mardi matin à la Semaine de l'eau organisée à Stockholm (Suède). Le continent compte actuellement 4,2 milliards d'habitants et il aura alors 2,5 milliards de nouvelles bouches à nourrir. La demande asiatique d'alimentation humaine et animale devrait doubler dans les quarante prochaines années.

L'irrigation tient une place centrale dans l'agriculture asiatique. Un tiers des surfaces agricoles (34 %) sont irriguées en Asie contre seulement 8 % en Europe et 10 % en Amérique du Nord. Le riz et indirectement l'eau sont la principale ressource alimentaire de la Chine (1,3 milliard d'habitants) et de l'Inde (1,1 milliard).

 

Les limites de la «révolution verte»

 

Dans ces deux pays où la culture du riz irrigué a permis l'autosuffisance alimentaire à partir des années 1970, les recettes de la «révolution verte» (irrigation, engrais, semences à haut rendement) sont en train de montrer leurs limites. Les nappes phréatiques sont polluées et leur niveau est descendu de façon dramatique au cours des dernières années.

En Inde, par exemple, le nombre des pompes électriques individuelles a littéralement explosé. Résultat, dans l'État d'Haryana (nord du pays), le niveau des nappes est descendu de 60 mètres en dix ans et une partie des sols sont salés et ont perdu leur fertilité. «Le gaspillage des ressources en eau est gigantesque. C'est hallucinant», souligne Michel Griffon, agronome et économiste, auteur de Nourrir la planète (éd. Odile Jacob). Pour corser le tout, le réchauffement climatique et la fonte progressive des glaciers himalayens pourraient aggraver la pénurie en eau dans les prochaines décennies en limitant les réapprovisionnements.

Le rapport de l'IWMI ne condamne pas pour autant l'irrigation. Au contraire, étant donné qu'il n'y a pas de nouvelles terres à défricher sur le continent asiatique, elle est pour l'Asie presque son unique atout pour accroître la production alimentaire. Dans une bonne partie du continent, le riz a toujours été une ressource majeure et sa place s'est accrue dans la période récente : entre 1961 et 2003, le taux des surfaces irriguées est passé de 27 % à 82 % dans certaines régions d'Asie du Sud.

 

Programmes pharaoniques

 

«Le meilleur pari pour l'Asie est de revitaliser ses vastes systèmes d'irrigation, qui représentent 70 % des terres irriguées dans le monde entier», souligne Colin Chartres, directeur général de l'IWMI. Même argument dans la conclusion du rapport : «L'Asie est à la croisée des chemins. Il faut trouver de nouvelles méthodes pour remédier aux dégradations dues à des années de négligence.»

Les stratégies préconisées par l'IWNI reposent sur une meilleure utilisation de l'eau, grâce à de nouveaux moyens de stockage ou de circulation mais aussi à de nouveaux services et réglementations. L'eau va devenir une ressource rare. Les deux grands pays asiatiques ont lancé des programmes pharaoniques de construction de canaux pour acheminer l'eau d'une zone à l'autre, à l'image de ce qui se fait en Espagne autour de la Castille.

«Il faudra beaucoup de courage politique pour imposer ce changement, analyse Michel Griffon qui prépare un livre sur le développement durable. Ce qui va se passer en Asie dans les prochaines années sera intéressant à observer.» On verra quel type de gouvernance est le plus efficace entre le centralisme autoritaire chinois et la démocratie indienne.

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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 08:49
Pour les personnes qui doutent encore du réchauffement climatique,voici un nouvel exemple venu du Québec

E
n 2050, le recul du trait de côte dans l'archipel des îles de la Madeleine, au Québec, "devrait être de 80 mètres pour les côtes basses sablonneuses et de 38 mètres pour les falaises rocheuses". Ce scénario catastrophe est tiré d'un rapport publié en juillet 2008 et rédigé par 250 scientifiques du consortium québécois Ouranos, qui ont étudié les impacts du changement climatique sur les côtes et les communautés du golfe du Saint-Laurent, dont plus de 70 % du littoral est touché par l'érosion. Ce phénomène naturel est amplifié par certains facteurs climatiques : hausse du niveau de la mer, forte perte du couvert hivernal de glace, perturbation des cycles gel/dégel et intensification des tempêtes hivernales.

Cet archipel de 203 km2, situé en plein coeur du golfe est composé d'une douzaine d'îles. Un tiers de son territoire formé de cordons dunaires et sédimentaires ceinturant des lagunes et reliant six îles, est particulièrement vulnérable. L'archipel a des kilomètres de plages et de magnifiques falaises de grès rouge. "Tout indique qu'elles vont perdre, par tranche de dix ans, 1 % de territoire utile pour le bâti, sans compter le retrait des dunes et l'érosion des falaises", constate Guglielmo Tita, directeur général du Centre de recherche sur les milieux insulaires et maritimes.

La glace hivernale joue de moins en moins son rôle de tampon, diminuant d'année en année, surtout à l'ouest de l'archipel, indique le rapport d'Ouranos. "Durant l'hiver 2007-2008, explique Guglielmo Tita, les glaces ont été présentes deux semaines seulement". Du coup, "les tempêtes hivernales frappent plus durement le littoral", contribuant à un cocktail explosif pour l'érosion, avec davantage de pluies diluviennes et de périodes de gel et de dégel.

Des brèches apparaissent dans les dunes. La température des lagunes augmente, mettant en péril les élevages de moules et pétoncles. Ces milieux humides, à la biodiversité très riche, sont en péril. "Sans compter, note Catherine Denault, directrice générale de l'association Attention FragÎles, que les milieux dunaires et humides protègent la nappe phréatique, seule source d'eau potable de l'archipel !"

UN PLAN DIRECTEUR

Le problème de l'érosion est connu depuis longtemps, mais le rapport d'Ouranos a réveillé les consciences citoyennes et politiques. "Les îles, estime M. Tita, sont exemplaires dans le domaine de la concertation entre acteurs du milieu, experts scientifiques et gouvernements en vue de mettre en place des stratégies de prévention ou d'atténuation de l'érosion."

Le gouvernement québécois a signé, il y a un an, un accord avec la municipalité pour financer des "travaux d'analyse de solutions". Le comité de coordination technique mis en place termine la rédaction d'un plan directeur et a déjà identifié six secteurs d'intervention prioritaires. Dans certains cas, il faudra déplacer des maisons, mais on craint aussi pour l'hôpital local et un cimetière, situés en zone à risque. Dans d'autres cas, une stratégie de défense s'impose.

"On cherche encore des solutions, reconnaît M. Tita. L'enrochement en est une, mais on ne fait que déplacer le problème d'érosion ailleurs. On songe à poser des épis rocheux ou en bois pour piéger les sédiments, mais la solution la plus écologique serait de recharger massivement en sable les côtes les plus menacées. Pour les falaises, il n'y a parfois rien à faire, sinon retirer les bâtiments menacés. On pourrait peut-être, cependant, soutenir quelques falaises à l'aide d'un mélange sable ciment."

Certains s'activent déjà. Attention FragÎles a lancé, le 20 juillet, un programme de restauration des dunes, baptisé "J'y mets mon grain de sable". De septembre à novembre, des groupes de dix à quinze personnes installeront des capteurs dans les brèches des dunes et planteront des ammophiles, des végétaux, pour les stabiliser. Une autre organisation a mis en oeuvre, avec l'aide de la compagnie Hydro-Québec, un plan de rationalisation des accès aux lagunes.

Les autorités misent aussi sur des échanges avec la France : les îles de la Madeleine sont jumelées avec l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon et avec le département de la Manche. Une première rencontre sur l'érosion a été organisée en mai à Saint-Pierre-et-Miquelon et une autre aura lieu du 19 au 25 août dans la Manche. "C'est une formidable occasion de voir ce qui se fait ailleurs et d'identifier les meilleures stratégies d'adaptation et de défense contre l'érosion", assure M. Tita.

Tié du Monde

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:06

Si aucune mesure n'est prise rapidement, de nombreuses espèces animales et végétales vont encore disparaître. Scientifiques, experts, personnalités tirent la sonnette d'alarme.

Sommes-nous au bord d'une extinction massive ? Pour le spécialiste le plus alarmiste de la communauté scientifique, Edward Wilson, professeur à l'université d'Harvard aux Etats-Unis, la Terre perdrait chaque année 0,25 % de sa biodiversité, soit entre 10 000 et 40 000 espèces par an. De deux à quatre par heure. Des chiffres terrifiants. Sommes-nous entrés dans la sixième extinction, comme l'assurent de nombreux experts ? La sixième grande crise de la vie sur Terre, plus terrible encore que celle qui provoqua, il y a 65 millions d'années, la fin des dinosaures ? Pour la plupart des scientifiques, le taux d'extinction des espèces serait aujourd'hui 10 000 fois supérieur à ce qu'il était avant l'apparition de l'homme. Et ce n'est qu'un début.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a déjà recensé 820 disparitions d'espèces sauvages depuis cinq cents ans. Sans compter celles dont nous ignorons encore l'existence, tant notre connaissance du monde animal demeure fragmentaire. Tant sont nombreuses les disparitions silencieuses, d'oiseaux, de petits mammifères, d'insectes, de végétaux et de micro-organismes, morts en même temps que la destruction de leur environnement.

«Ces chiffres doivent être interprétés, explique, Jean-Philippe Siblet, directeur adjoint du service du patrimoine naturel au Muséum national d'histoire naturelle. En effet, comment concilier le catastrophisme et l'inquiétude des scientifiques et ces 820 espèces perdues à jamais, un chiffre à peine supérieur au taux normal d'extinction des espèces? En fait, si nous possédons bien le monde des mammifères et des oiseaux, nous ne connaissons que très approximativement l'univers des insectes et des micro-organismes, qui constituent l'essentiel de la biodiversité terrestre aujourd'hui menacée.» Un constat qui conduit plusieurs chercheurs à estimer le nombre d'espèces vivantes sur notre planète entre 10 et 80 millions, contre quelque 1,5 million actuellement répertoriées.

En plus des animaux clairement menacés, une biodiversité totalement inconnue est aussi en train de disparaître à grande vitesse à mesure que les grandes forêts tropicales s'étiolent, victimes de la surexploitation, des incendies, des déplacements de populations et des cultures d'essences uniques, comme l'eucalyptus ou le palmier producteur d'huile... Fragiles, uniques, ces forêts couvrent environ 6 % des terres émergées et abritent plus des deux tiers du monde animal connu et inconnu. Au Brésil, en Indonésie, au Cameroun, à Bornéo, à Sumatra, à Madagascar ou aux Célèbes, le compte à rebours a commencé. Et tout se joue désormais en années. Après, il sera trop tard, car comment sauver une espèce dont l'écosystème est détruit à jamais ? La loi naturelle est implacable : quand 90 % d'un habitat disparaît, 50 % des espèces associées meurent.

La liste rouge de l'UICN, qui recense 16 928 espèces animales et végétales en danger en 2008, contre 10 533 en 1996, estime actuellement que 12 % des oiseaux, 23 % des mammifères, 32 % des amphibiens, 42 % des tortues et 25 % des espèces de conifères sont en danger d'extinction. A ce rythme et à titre d'exemple, plus de 90 % de la Grande Barrière de corail devrait avoir disparu en 2050, les manchots Adélie peuplant l'Antarctique verront sans doute leur nombre baisser de 70 % et les ours polaires auront disparu de leur milieu naturel d'ici à la fin du siècle. Et la liste est loin d'être exhaustive.

 

Les activités humaines en accusation

 

D'après l'Académie des sciences américaines, ce processus de disparition aurait débuté il y a environ quatre-vingt mille ans, lorsque l'homme a commencé à coloniser l'ensemble de la planète. Malgré la faible population humaine et son morcellement, certaines espèces animales ont été rapidement surexploitées, notamment dans les espaces insulaires. Puis, avec le développement de l'élevage et de l'agriculture, il y a dix mille ans, les choses se sont accélérées pour atteindre un pic avec la révolution industrielle au début du XVIIIe et au XIXe siècle en Europe.

 

Splendides oiseaux océaniques dont l'envergure peut atteindre jusqu'à 3,5 mètres, les albatros sont parmi les plus menacés.
Splendides oiseaux océaniques dont l'envergure peut atteindre jusqu'à 3,5 mètres, les albatros sont parmi les plus menacés. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

 

Aujourd'hui, le processus est le même. Seule l'échelle a changé avec le progrès technologique, l'exploitation massive des ressources naturelles et l'augmentation exponentielle de la population humaine, passée de 2,5 milliards dans les années 50 à 6,7 milliards en 2008, et peut-être à 9,5 milliards en 2050. Désormais, aucune niche écologique n'est à l'abri de l'homme, qui a transformé le paysage en fonction de ses besoins. Presque partout, les prairies tempérées sont devenues des champs cultivés, les forêts des espaces cernés par la surexploitation et l'urbanisation, les littoraux ont été réduits à d'étroites bandes côtières polluées, les mangroves, quand elles n'ont pas totalement disparu ou été étouffées par les pesticides, transformées au mieux en zones d'élevage industriel de crustacés... Et la course aux nouvelles énergies fossiles, l'extraction du lithium ou d'autres métaux rares, promet déjà de n'épargner aucun biotope ni sur terre ni en mer. «A cela, précise le World Wildlife Fund (WWF), s'ajoutent la fragmentation et la perte des habitats, particulièrement dans les zones tropicales, le commerce international des animaux menacés d'extinction et l'introduction d'espèces invasives favorisée par la mondia lisation.»

Un autre péril hypothèque aussi l'avenir du monde sauvage : le changement climatique. Pour des espèces aussi diverses que les tigres, les grands cétacés ou les orangs-outans, déjà menacés d'extinction depuis des décennies par la surexploitation et la destruction de leur habitat, le réchauffement global de la planète pourrait être fatal. Le quatrième rapport d'évaluation du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), publié en 2007, prévoit des conséquences désastreuses si aucune réduction massive des émissions de gaz à effet de serre ne se produit. En clair, si la température augmente entre 1,5 °C et 2,5 °C d'ici à 2050, de 20 à 30 % des espèces vivantes seront confrontées à un risque majeur d'extinction.

«Les plus menacées sont les espèces vivant dans les zones où le réchauffement est supérieur à la moyenne, comme dans les régions polaires, explique le WWF, celles dépourvues de toute capacité d'adaptation ou dont l'effectif de population est déjà trop faible pour leur permettre de s'adapter à l'évolution rapide de leur environnement. Sans l'adoption de mesures substantielles à court terme, il y a fort à parier que la conjugaison des effets du réchauffement climatique et des menaces préexistantes ne poussent un grand nombre d'animaux au bord de l'abîme.»

 

Une pression renforcée dsur la biodiversité

 

L'impact de ce phénomène n'a pas encore été totalement évalué. Mais si le climat se modifie, et avec lui la biologie de nombreux animaux, certains dispositifs actuellement en place pour assurer leur protection risquent d'être remis en cause. Ainsi, l'élévation des températures pourrait conduire au déplacement d'espèces en dehors des zones où elles étaient initialement en sécurité. La création de vastes «aires protégées» risque ainsi d'être partiellement abondonnée car la taille des réserves doit d'abord être adaptée au fonctionnement des écosystèmes. Il ne suffira plus de clôturer des espaces définis par l'intérêt des hommes pour sauver les espèces. Or l'élévation du niveau des mers et les nouveaux besoins des hommes en termes d'espaces renforceront la pression sur la biodiversité et les rivalités pour le contrôle des territoires.

 

En 2050, les requins pourraient avoir disparu.
En 2050, les requins pourraient avoir disparu. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

 

L'enjeu est considérable et sa portée dépasse la seule question de la protection du monde sauvage. Il interroge aussi l'identité humaine. Sans aller aussi loin qu'Edward Wilson, qui se demande si l'homme n'estpas «une anomalie de l'environnement» dont «l'intelligence venue par erreur pourrait être fatale à la biosphère», la situation est suffisamment préoccupante pour poser les vraies questions sur la continuité du développement de notre civilisation. Car en moins de deux siècles, l'homme a réussi à révolutionner jusqu'au principe même d'extinction. Les cinq épisodes connus de disparition massive des espèces ont été produits par des accidents climatiques à long terme ou des catastrophes naturelles. Désormais, c'est l'extension et le développement d'une seule espèce terrestre, la nôtre, qui en porte la responsabilité.

Alors comment créer des réserves naturelles efficaces ? Restaurer les écosystèmes en danger et transformer les comportements des hommes envers la nature ? Quelle place accorder au vivant ? Faut-il limiter la démographie ? La consommation ? La pollution issue des activités humaines ? Comment concilier le monde naturel et l'évolution des modes de vie, les besoins alimentaires, la course à l'énergie et à la croissance économique des pays émergents ? Aujourd'hui, les initiatives sont nombreuses, à l'image de la Convention sur la biodiversité créee en 1992 et signée par 190 pays, qui s'est fixé comme objectif d'enrayer la perte de biodiversité d'ici à 2010. Partout, la prise de conscience semble effective, d'autant que la plupart des Etats ont réalisé, même tardivement, que l'appauvrissement biologique aura un coût économique considérable. Sans biodiversité, plus de nourriture, d'eau, de médicaments, de fibres textiles, de pollinisation...

«Mais si rien n'est fait à temps pour inverser la tendance, lance Jean-Philippe Siblet, nous perdrons une part considérable du patrimoine vivant. La biodiversité est notre assurance-vie. Si elle continue à s'appauvrir, nous risquons peut-être de passer à côté des molécules ou des substances qui pourraient aider l'homme à guérir de nombreuses maladies ou à révolutionner son mode de vie. Ce serait une terrible tragédie.» Tout doit impérativement se jouer dans les cinquante années à venir. Après, il sera trop tard.

Tiré du figaro

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16 août 2009 7 16 /08 /août /2009 08:29
Il y a de cela quelques temps j'écrivais un article sur le taux zéro pour permettre à tous d'y voir plus clair et engager les démarches nécessaires.Cet article a recu de nombreuses visites et c'est tant mieux.
Au niveau national voici le premier bilan du lancement de ce pret qui est en dessous des espérances.

Seulement 15 000 prêts auraient été signés (d’un montant moyen de 16 000 euros), alors que les objectifs étaient bien plus élevés.
eco-pret

Pourtant, ce dispositif est très intéressant, et permet de relancer l’activité dans le secteur du bâtiment: «L’éco-PTZ remplit pleinement son rôle d’accélérateur de la rénovation énergétique des logements. Grâce à cet outil fiscal innovant, les particuliers n’hésitent plus à faire appel» aux entreprises de l’artisanat «pour des travaux ambitieux», a déclaré Jean Lardin, président de la Capeb (Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment).

De plus les économies d’énergie peuvent être considérables, on parle de 80% d’économie !
Ce prêt «vert» permet aux propriétaires, sans conditions de ressources, d’emprunter jusqu’à 30.000 euros à taux zéro pour améliorer l’efficacité énergétique de leur logement. Il doit en effet permettre de réduire la consommation énergétique des bâtiments existants, grâce à des travaux d’isolation ou des systèmes utilisant les énergies renouvelables. Le dispositif concerne potentiellement 27 millions de logements construits avant 1990, dont 15 millions de maisons individuelles, pour une économie d’énergie estimée entre 70% et 80% par ménage. Selon les chiffres du ministère de l’Ecologie, la facture moyenne par foyer s’élève à 900 euros par an, or une maison bien isolée consomme, en moyenne, 250 euros d’énergie.

Rappel des rouages de ce crédit écologique:

Pourquoi l’éco-prêt à taux zéro ?

Le programme de réduction des consommations énergétiques et des émissions de gaz à effet de serre des bâtiments constitue un chantier prioritaire du Grenelle Environnement voulu par le gouvernement et Jean Louis Borloo. Le secteur du bâtiment est le plus gros consommateur d’énergie en France, voici quelques chiffres :

  • il consomme environ 68 millions de tonnes d’équivalent pétrole chaque année (42,5% de l’énergie finale totale) ;
  • il génère 123 millions de tonnes de CO2 (23% des émissions nationales) ;
  • ces émissions ont augmenté d’environ 15% depuis 1990.

L’objectif fixé par le Grenelle Environnement est de réduire les consommations d’énergie du parc des bâtiments existants d’au moins 38 % d’ici à 2020 et, à cette fin, de rénover complètement 400 000 logements chaque année à compter de 2013.

L’europe et la France ont signé des accords mondiaux comme le protocole de Kyoto et bientôt celui de Copenhague et ont promis de réduire drastiquement les consommations d’énergie pour tenter de sauver la planète.

Adopté dans la loi de finances 2009, l’éco-prêt à taux zéro vient compléter la gamme des instruments financiers incitatifs qui existent déjà pour les rénovations dans le bâtiment, comme le crédit d’impôt « développement durable » ou le Livret de développement durable

Comment fonctionne un éco-prêt à taux zéro ?

L’éco-prêt permet de financer les travaux d’économies d’énergie et leurs éventuels frais induits afin de rendre le logement plus économe en énergie, plus confortable et moins émetteur de gaz à effet de serre. Cela permetra à terme une économie importante d’énergie gaspillée actuellement.

Il concerne :

  • les propriétaires occupant
  • bailleur ou en société civile pour une habitation construite avant le 1er janvier 1990 et destinée à un usage de résidence principale
  • les copropriétés
Que finance l’éco-prêt à taux zéro ?

Pour bénéficier de l’éco-prêt à taux zéro, il faut soit mettre en œuvre un « bouquet de travaux », soit améliorer la performance énergétique globale de son logement.
Les travaux concernant l’installation d’assainissement non collectif ne consommant pas d’énergie pourront également bénéficier du prêt à taux zéro.

Comment composer un « bouquet de travaux » éligible à l’éco-prêt à taux zéro ?

Un « bouquet de travaux » est un ensemble de travaux cohérents dont la réalisation simultanée apporte une amélioration sensible de l’efficacité énergétique du logement et doit être réalisé par un professionnel des travaux dans au moins deux des catégories suivantes :

  • isolation performante de la toiture
  • isolation performante des murs donnant sur l’extérieur
  • isolation performante des fenêtres et portes donnant sur l’extérieur
  • installation ou remplacement d’un chauffage ou d’une production d’eau chaude sanitaire
  • installation d’un chauffage utilisant les énergies renouvelables
  • installation d’une production d’eau chaude sanitaire utilisant les énergies renouvelables.
Les travaux d’amélioration de la performance énergétique globale du logement

Ceux qui sont définis dans le cadre d’une étude thermique, peuvent aussi donner droit à l’éco-prêt à taux zéro, pour les logements construits après le 1er janvier 1948, aux conditions suivantes :

  • si votre logement consomme, avant les travaux, plus de 180 kWhEP/m²/an, il faut atteindre, après travaux, une consommation d’énergie inférieure à 150 kWhEP/m²/an ;
  • si votre logement consomme moins de 180 kWhEP/m²/an, il faut atteindre, après travaux, une consommation inférieure à 80 kWhEP/m²/an.
L’éco-prêt à taux zéro finance
  • la fourniture et la pose de nouveaux ouvrages (sous réserve que l’équipement ou le matériau réponde à des caractéristiques techniques précises)
  • les travaux induits indissociables (reprise d’électricité, installation d’un système de ventilation…)
    les frais de maîtrise d’œuvre (architecte, bureau d’étude thermique…)
  • les frais éventuels d’assurance
Quel montant ? Quelle durée ? Comment l’obtenir ?

LE MONTANT : l’éco-prêt à taux zéro permet de financer jusqu’à 30 000 € de travaux.

LA DUREE : La durée de remboursement est de 10 ans. La banque peut vous proposer de porter cette durée à 15 ans. Vous pouvez aussi décider de la réduire jusqu’à un minimum de 3 ans. Exceptionnellement elle peut être réduite à 1 an avec accord de la banque, pour alléger vos charges de remboursement.

COMMENT L’OBTENIR : après avoir identifié les travaux à réaliser avec l’entreprise ou l’artisan choisi, il faut s’adresser à l’une des banques partenaires muni du formulaire type « devis », accompagné des devis relatifs à l’opération retenue.
L’établissement bancaire attribue l’éco-prêt à taux zéro dans les conditions classiques d’octroi de prêt.
Dès attribution du prêt, le demandeur a deux ans pour réaliser ses travaux. Au terme des travaux, il devra retourner voir la banque muni du formulaire type « factures » et des factures acquittées. Un seul éco-prêt à taux zéro sera accordé par logement.
L’éco-prêt à taux zéro est cumulable avec les aides de l’agence nationale de l’habitat et des collectivités territoriales, les certificats d’économies d’énergie et le prêt à taux zéro octroyé pour les opérations d’acquisition-rénovation. Pour les personnes dont le revenu fiscal du foyer fiscal n’excède pas 45 000 euros en année n-2, le prêt à taux zéro, s’il est octroyé en 2009 ou 2010, peut être cumulable avec le crédit d’impôt développement durable.


tiré de bio ecolo

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15 août 2009 6 15 /08 /août /2009 10:08


Jeter moins pour payer moins

Pour réduire le volume des ordures ménagères, de nombreuses villes dans le monde ont recours à des mesures incitatives. Du côté de Bruxelles, Zurich ou San Francisco, cela fonctionne. Mais en France, le principe d'une taxe fixe crée une iniquité des progrès sont attendus. Amendes, sacs poubelles taxés, tri des déchets organiques... Petit tour des endroits où il ne fait pas bon mal trier ses poubelles.

 
En juin dernier, la municipalité de San Francisco votait la première loi du pays qui inflige une amende aux mauvais trieurs. Les éboueurs sont chargés de signaler les abus et au bout de trois avertissements, l'amende tombe: 100 euros pour les particuliers et petites entreprises et 1 000 euros pour les grandes entreprises. Les citoyens disposent de trois poubelles: une bleue pour tous les déchets recyclables, une verte pour le compost et une noire pour les autres déchets. San Francisco a le taux de recyclage le plus élevé des Etats-Unis avec 72%, alors que la moyenne nationale est autour de 30%.

 

D'autres villes se distinguent par une gestion exemplaire. Zurich est un modèle du genre. Depuis 1992, la ville suisse-allemande a mis en place une politique de gestion des déchets très stricte. Les seuls sacs poubelles autorisés, les "Zuri-sachs", se vendent très cher, entre 50 centimes et 3 euros le sac selon leur contenance. Les journaux doivent être jetés sous forme d'un ballot attaché par une ficelle. La collecte se fait deux, voire une seule fois par semaine pour les déchets non recyclables et à des dates bien précises pour les autres. En cas de non respect des règles, les Zurichois risquent une amende de 260 francs suisses (171 euros) dès la première infraction. Depuis 1992, la quantité d'ordures à Zurich a baissé de 40%.

 

Ce système de collecte dans des sacs municipaux obligatoires et payants existe également en Belgique, qui a lancé une campagne nationale en novembre 2008 pour lutter contre l'abandon de déchets dans l'espace publique. Les amendes sont élevées, de 50 à un million d'euros, en cas de pollution grave. "Je n'ai jamais eu d'amende", raconte Florence Le Bret, Française installée à Bruxelles avec sa famille depuis une dizaine d'années, "mais la collecte est beaucoup plus réglementée qu'en France. Nous devons acheter des sacs marqués au nom de la commune dans des supermarchés de notre quartier pour les déchets non recyclables. Je me souviens qu'en Flandre, en 1999, les pouvoirs publics avaient voulu imposer un nombre limité de sacs par foyer. Les gens se sont mis à resquiller parce que le système était injuste pour les familles nombreuses. Cette mesure a été abandonnée au profit de sacs payants en fonction leur contenance."

 

Le principe du pollueur-payeur obligatoire d'ici cinq ans en France

 

Autre solution pour réduire les déchets municipaux, celle du pollueur-payeur. Les citoyens paient une redevance en fonction des déchets qu'ils produisent. Cette méthode est de plus en plus répandue dans les municipalités scandinaves, suisses, allemandes ou encore hollandaises. "Le principe de payer pour ce que l'on jette a fait la preuve de son efficacité", souligne Hélène Bourges, chargée de campagne au Centre national d'information indépendante sur les déchets. "Mais en France, presque toutes les communes font payer une taxe fixe, qui n'a aucun rapport avec la quantité de déchets produite par les habitants. Elle est plutôt indexée sur la valeur foncière des habitations." Autrement dit, grande maison, grosse taxe. "Cela n'incite pas les gens à trier leurs déchets. Près de 50% de ce qui pourrait être recyclé ne l'est pas à cause de mauvaises pratiques de tri", conclut Hélène Bourges.

 

Dans le cadre du Grenelle de l'environnement, la décision a été prise d'obliger les collectivités, d'ici cinq ans, à faire en sorte que le financement de la collecte des déchets municipaux soit incitatif. Aucune solution n'est privilégiée mais le principe du pollueur-payeur pourrait s'imposer. Pour l'instant, seules 26 collectivités ont remplacé la taxe par une redevance incitative. A Besançon, par exemple, les habitants paient en fonction du volume de déchets non recyclables qu'ils produisent. "Depuis sa mise en oeuvre en 1999, ce système nous a permis de baisser de 10% le volume de déchets non recyclables collectés", souligne René Fleury, directeur de la gestion des déchets pour l'agglomération du grand Besançon.

 

Pourquoi ce type de redevance n'est-il pas plus développé en France? "Il faut une volonté politique et un gros travail de pédagogie pour que les gens acceptent de s'y soumettre", explique Hélène Bourges. "L'avantage de la taxe, c'est que les collectivités peuvent utiliser l'argent comme elles veulent. C'est un système très opaque. Avec la redevance, on doit s'arranger pour que l'argent récolté suffise à financer la collecte. C'est plus complexe à mettre en oeuvre mais aussi plus juste et transparent." Dans les cinq ans à venir,la France va devoir se pencher sérieusement sur ses poubelles.

 
Tiré du JDD

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14 août 2009 5 14 /08 /août /2009 18:59


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13 août 2009 4 13 /08 /août /2009 21:02

Selon les professionnels, le goût du vin a déjà changé et l'augmentation des températures modifiera les cépages traditionnels.

Ils sont cinquante vignerons, chefs cuisiniers, œnologues ou sommeliers et, à ce titre, ardents défenseurs des terroirs français. Leurs signatures figurent au bas d'un «appel solennel» lancé au président de la République et au ministre de l'Environnement, à quelques mois de la conférence de Copenhague sur le climat. «Le réchauffement climatique rend les vignes de plus en plus vulnérables, écrivent-ils dans cette tribune du Monde. Fleurons de notre patrimoine culturel, les vins français, élégants et raffinés, sont aujourd'hui en danger.»

Selon ces professionnels, le goût du vin a déjà commencé à changer. Les dates de vendanges ont régulièrement été avancées, ces trente dernières années, et le soleil charge les raisins en sucre. «Le réchauffement donne des vins plus épicés et riches, avec des teneurs en alcool plus marquées, souligne le sommelier Franck Thomas. Ce sont des vins moins digestes, moins fins et moins agréables à boire au quotidien.» Avec l'augmentation des températures, ce phénomène est amené à s'accentuer. À long terme, la carte des vins français se trouvera profondément modifiée. Les appellations d'origine contrôlées seront bouleversées.

 

Des vignes en Bretagne

 

«Dans quarante ou cinquante ans, le pinot noir ou le riesling tels qu'ils sont faits aujourd'hui en Bourgogne et en Alsace auront par exemple disparu», prédit Franck Thomas. À cette date, de nouvelles régions viticoles pourraient voir le jour en Bretagne et en Normandie, mais aussi en Angleterre. «Si rien n'est fait pour réduire les gaz à effet de serre, les vignes se déplaceront de 1 000 km au-delà de leurs limites traditionnelles d'ici à la fin du siècle  », prévient en effet Anaïz Parfait, de Greenpeace. Selon Jean-Pierre Chabin, géographe à l'université de Bourgogne, «on peut penser qu'il y aura des vignes dans le sud de la Suède et en Écosse».

Mais pour Jean-Philippe Bret, producteur au domaine de la Soufrandière, en Bourgogne du sud, «ce qui fait la spécificité d'un vin de terroir, ce n'est pas seulement le climat, mais aussi des sols, une exposition et un savoir-faire. Parce que cette conjonction est impossible à retrouver ailleurs, o n ne fera jamais de Bourgogne ailleurs qu'en Bourgogne».

C'est pour éviter ce scénario que le chef Marc Veyrat, le sommelier Antoine Petrus et les domaines Zind Humbrecht en Alsace et Selosse en Champagne ont joint leurs noms à l'appel. Tous espèrent la signature à Copen­hague d'un «accord ambitieux», «engageant les pays industrialisés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre d'au moins 40 % d'ici à 2020».

tiré du figaro

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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 21:53

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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 13:25

Dorénavant pèse sur mes épaules une nouvelle charge : en plus de mes enfants, il me faudra assurer quotidiennement la subsistance de 500 vers de terre. Entre le temps de transport par La Poste et la première journée chez moi sans casse-croûte voilà quelque temps qu'ils sont à jeûn. Pas question de bâcler leur premier repas.

J'ai bien étudié la notice pour concocter un menu à leur goût : pas question d'y mettre des agrumes, de la viande ou des produits laitiers. Je soulève le couvercle du lombricomposteur puis la petite couverture qui protègent les vers du bruit, de la lumière et maintient une bonne humidité. Ils sont bien là, entassés les uns contre les autres, fidèles au poste. Je les sers généreusement en épluchures, fanes de radis et restes de. J'y ajoute quelques coquilles d'œuf, chaudement recommandées par les spécialistes, et même du marc de café réputé comme la friandise préférée de mes pensionnaires. Il ne reste plus qu'à parsemer le tout de carton, dont j'apprends qu'il doit constituer 20 % des menus. Je referme le couvercle et donne rendez-vous à la troupe pour le lendemain.

Les premiers repas s'enchaînent sans problème. Je veille à bien trier la nourriture et en doser la quantité (autour de 300g par jour au début puis on augmente progressivement pour accompagner la multiplication des vers). Du côté des odeurs aussi tout va bien, il règne une assez nette ambiance de sous-bois de mon cagibi mais rien de dérangeant. Je viens même de trouver ma première alliée dans mes essais de compostage. Ma nounou me prépare en effet tous les jours un sac de déchets prêts-à-servir pour mes pensionnaires.

Tiré du Figaro

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