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29 juillet 2009 3 29 /07 /juillet /2009 13:24
Une tente solaire pour un camping branché

corps_tentesolaire_090710

Aussi étonnant que cela puisse paraître, c’est Orange qui vient de présenter ce nouveau concept. Un condensé de nouvelles technologies qui a de quoi fédérer purs écolos et accros de la techno.

A priori, cette tente n’a rien de révolutionnaire dans sa forme. Si ce n’est que sa structure arrondie permet apparemment une installation rapide, comme la plupart des modèles récents en vente dans le commerce.

Ce qui fait plutôt toute la différence, c’est le matériau utilisé. Profitant des dernières avancées réalisées dans le domaine des tissus, la structure est composée d’une toile dont les fibres ont été recouvertes de composants sensibles au rayonnement solaire. Grâce à eux, la tente est autosuffisante en énergie et permet au campeur de bénéficier de toute une gamme de services.

corps_tentesolaire2_090710

Un écran LCD, flexible et sans fil, permet par exemple de contrôler la charge et la consommation d’énergie. Autre innovation marquante, le campeur peut également recharger un ou plusieurs téléphones portables placés dans une poche à induction. Ici, ni chargeur, ni fil, mais une alimentation des mobiles via un champ électromagnétique.

Mais cette tente solaire n’est pas seulement passive. Elle est aussi active, voire même interactive. Un système lumineux d’identification, déclenché à distance via SMS ou RFID, permet au campeur de retrouver facilement son emplacement parmi d’autres tentes installées aux alentours.

Enfin, le comble du confort peut-être en camping, c’est le tapis de sol chauffant. Le système, alimenté lui aussi grâce à l’énergie solaire emmagasinée par la tente,  se déclenche à partir d’un certain seuil de température défini au préalable.

On ne le sait pas forcément, mais Orange, dont le cœur d’activité reste bien la téléphonie, travaille depuis plus de 5 ans maintenant sur ce concept de tente du futur. Un projet développé et testé dans le cadre du festival artistique de Glastonbury en Angleterre dont le public, installé sur place pour plusieurs jours, constitue une cible privilégiée.

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21 juillet 2009 2 21 /07 /juillet /2009 21:18

Du coq à l'âne. J'achève tout juste une interview téléphonique très sérieuse sur les problèmes de pertes de bagages dans les aéroports lorsque le téléphone sonne. La voix est chantante et l'accent, du Sud : «Bonjour Monsieur Litzler, société Vers la terre* à Pézenas, je vous appelle pour votre livraison de vers.» L'espace d'un instant je pense à un canular avant de me souvenir que dans la vraie vie je me suis bel et bien engagé à héberger des lombrics chez moi. Reprenant mes esprits «Oui pas de souci, je pourrais réceptionner le colis jeudi. Faut-il prévoir un comité d'accueil particulier ? Une trousse de premier secours ?»

Ouf ! Mon interlocutrice me rassure : la livraison en provenance de cette société spécialisée installée dans l'Hérault se fait par colis postal en on ne peut plus classique. Les lombrics arriveront emballés dans un sac avec un peu de terre, il suffit de ne pas les laisser traîner plus que quelques jours à La Poste pour espérer les retrouver en pleine forme. Je recevrai le «petit» format, soit 500 vers, mais il est possible de se faire expédier le double.

Je n'y échapperai pas. Le jour dit, le colis est fidèle au rendez-vous et bien sûr personne dans la famille n'a voulu me priver du plaisir d'installer moi-même les vers dans leur nouvelle maison. J'attends que tout le monde soit couché pour opérer dans le calme et la discrétion. Pas pressé d'ouvrir le colis, je prépare d'abord le lombricomposteur. Cap sur la cuisine carrelée pour opérer proprement. Comme c'est indiqué sur le mode d'emploi, je commence par tapisser le fond de l'engin avec le carton d'emballage. Ensuite il faut laisser la brique de fibre de coco se gorger d'eau et l'émietter au fond du composteur. Il ne reste plus qu'à assaisonner le tout avec des lambeaux du sac en papier dans lequel était emballée la brique (tout se recycle).

Je résiste aux gants en caoutchouc. Heureusement personne n'est là pour voir ma mine dégoûtée lorsque je sors mes vers. Finalement c'est très simple : il suffit d'ouvrir le sac et de le retourner (du bout des doigts) sur le composteur. Ça y est je me suis acquitté de ma mission, je vais pouvoir installer comme prévu mon lombricomposteur dans le placard à balais. Horreur ! Alors que mon devoir semblait accompli, je me rends compte que j'ai oublié quelques pensionnaires sur le carreau de la cuisine. Un coup de pelle et de balayette et ils finissent par rejoindre leurs collègues. C'est trop d'émotion pour moi et sans doute aussi pour les vers, il faut laisser retomber la tension. Il attendront donc demain pour que je leur concocte mon premier menu.

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17 juillet 2009 5 17 /07 /juillet /2009 17:18

EPISODE 2 - Est-ce bien raisonnable d'accueillir des vers de terre dans un appartement parisien pour transformer ses déchets alimentaires en compost ? Pour en avoir le cœur net, un journaliste de la rédaction s'y est essayé six semaines durant. Le résultat de ses expériences sont à découvrir au long des 7 épisodes de ses Chroniques du lombricompostage urbain.

 


 

Ça y est, il est arrivé chez moi. Le Can-O-Worms (qu'on pourrait traduire par la boîte à vers), c'est la rolls des lombricomposteurs. Bon, d'accord, l'engin est plutôt dépourvu de chromes ou d'une calandre rutilante et côté design, il tient surtout de la grosse poubelle en plastique noire. N'empêche, cette machine en matériau recyclé qui arrive tout droit du pays des kangourous à l'air bien conçue. Trois étages amovibles pour augmenter progressivement la production, quatre pieds assez hauts pour permettre une bonne aération et un petit robinet à la base afin de recueillir le liquide qui se dégage. Il y a aussi toute une série d'accessoires : une brique de fibre de coco pour servir de litière aux vers, un rond de feutre pour les maintenir dans une atmosphère humide et même des granulés de nourriture pour réguler leur digestion.

Et les vers ? Par contre j'ai beau tourner et retourner les différentes pièces de l'appareil pas la moindre trace de ver. L'espace d'un instant, j'avais imaginé qu'ils arriveraient lyophilisés et qu'il suffirait de quelques gouttes d'eau pour leur donner vie. Il faut bien se rendre à l'évidence le composteur est fourni sans ses futurs occupants mais avec un «avoir de vers» comme cela figure sur l'emballage. Je viens donc de lancer la commande et il faudra patienter quelques jours encore avant l'arrivée des nouveaux locataires.

En attendant, il ne me reste qu'à potasser la notice fournie avec le lombricomposteur. Style humoristique et dessins de vers stylisés : tout est fait pour dédramatiser l'affrontement à venir. J'y apprends notamment que les vers ne dorment jamais et que malgré leur absence de dents, ils avalent jusqu'à la moitié de leur poids en nourriture chaque jour. Il faut aussi manipuler ces bestioles avec délicatesse, contrairement à ce que disent les croyances populaires, les couper en deux peut très bien les tuer. Moins rassurant : je lis aussi que la population de vers peut doubler tous les 2 à 3 mois et qu'ils peuvent vivre 3 ans voire 15 ans pour certaines espèces ! Pas sûr que je sois vraiment impatient des les voir arriver.

tiré du Figaro

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15 juillet 2009 3 15 /07 /juillet /2009 21:25
De fabrication suisse et ultra célèbre aux Etats-Unis parce que les people l'ont adoptée (Cameron Diaz ou Cindy Crawford, pas moins !), la Sigg Bottle fait son arrivée en France. Trois raisons pour l'adopter : elle est écologique, se transporte partout et est total déco !

"Simply ecological", cette bouteille que l'on emporte partout avec soi, -sport, bureau ou shopping-, est fabriquée en aluminium par extrusion, à partir d'une seule pièce : il n'y a donc aucune soudure et elle est parfaitement étanche.
L'innovation par rapport à une gourde classique ? Son revêtement intérieur empêche l'eau de s'oxyder au contact de l'aluminium, vous savez ce mauvais goût que l'eau acquiert quand on la conserve un tant soit peu trop longtemps !
A l'extérieur, elle se pare d'habillages classiques ou décalés signés de designers : les personnages colorés de Keith Haring, l'un des artistes majeurs des années 80, habillent deux d'entre elles.
100% alu, elle est recyclable et réutilisable à volonté, c'est donc une bonne alternative à la bonne vieille bouteille plastique. A adopter au bureau pour son côté écolo et son look déco !

Elle est disponible sur www.decodurable.com, une nouveauté qui tombe à pic pour les pique-niques écolos, le camping ou simplement pour se déshydrater pendant la bronzette sur la plage !

http://www.decodurable.com/sigg-m-251.html?osCsid=4dplh0dt6tp7dp8hdg3v55e0e0

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13 juillet 2009 1 13 /07 /juillet /2009 09:17

EPISODE 1 - Est-ce bien raisonnable d'accueillir des vers de terre dans un appartement parisien pour transformer ses déchets alimentaires en compost ? Pour en avoir le cœur net, un journaliste de la rédaction s'y est essayé six semaines durant. Le résultat de ses expériences sont à découvrir au long des 7 épisodes de ses Chroniques du lombricompostage urbain.

 

Documentation commerciale sur le lombricomposteur Can-O-Worms.
Documentation commerciale sur le lombricomposteur Can-O-Worms.

 

Au commencement était le vert. A écrire des sujets Consommation pour La page verte du Figaro ou du figaro.fr, forcément on finit par voir la vie dans cette couleur. Une vie agréable avec de beaux objets qui allient design et respect de l'environnement. Finis les pulls qui grattent, la nourriture macrobiotique insipide et la privation de technologie. Désormais la mode, le high tech numérique, la maison fourmillent de produits facile à vivre et respectueux de la planète.

Une seule lettre vous manque et tout est dépeuplé. Et pourtant dans ce monde lisse et harmonieux du vert, ma route a fini par croiser l'univers bien plus tortueux du ver. Il a suffi d'un étrange objet dont j'ignorais tout : le lombricomposteur. Pas la peine de chercher dans un dictionnaire, il n'a pas eu le temps d'intégrer cette merveille (ou, plus vraisemblablement, elle est restée trop confidentielle pour mériter cette reconnaissance). L'idée est la suivante : il s'agit d'un composteur, donc d'un récipient destiné à transformer déchets verts et organiques en compost dans lequel ce sont des vers (ou lombrics) qui font le travail. Une véritable centrale individuelle de retraitement des déchets ménagers pour tous ceux qui ne disposent pas d'un jardin.

Stupeur et tremblements.Voilà un produit et une approche pour le moins audacieux. Les candidats doivent débourser quelque 150 € pour acquérir l'engin et y installer des vers de terre par centaines avant de les nourrir à coup d'épluchures et autres restes de pâtes. L'intérêt de la manœuvre ? Participer à la réduction des déchets et fabriquer son propre engrais et son propre compost. Pas vraiment aussi radical que tout plaquer pour aller élever des chèvres dans le Larzac mais tout de même. Dubitatif quant à la faisabilité de la chose dans un petit appartement et sur l'absence d'odeurs vantée par les présentations commerciales, j'ai voulu en avoir le cœur net.

La fortune sourit aux audacieux. L'idée d'un essai en conditions réelles avec compte-rendu à l'appui est rapidement acceptée par ma hiérarchie au journal. Convaincre Nature & Découvertes (www.natureetdecouvertes.com), l'un des distributeurs de l'appareil, de m'en prêter un est tout aussi facile : les candidats souhaitant mettre en valeur ce genre de produit ne se pressent visiblement pas au portillon. Les choses se gâtent lorsqu'il s'agit d'annoncer la bonne nouvelle à mon proche entourage. Le pouvoir de répulsion de ces inoffensives bestioles est bien plus puissant que je ne l'avais imaginé. Mon épouse qui s'amuse de mes tests farfelus lorsqu'ils sont pratiqués au bureau perd soudain le sens de l'humour lorsque se télescopent les mots «vers de terre» et «maison». Je dois donc m'engager à assumer seul l'entretien des petites bêtes et surtout à cantonner leur existence au fond d'un. Même les enfants y vont de leur couplet craignant de retrouver des intrus dans leur chambre. Quant à mes collègues de bureau, je vois bien qu'ils ne me regardent plus du même œil : de doux rêveur je passe en quelques heures au statut de «père vers».

A chacun sa devise. A ce stade de l'expérience, je comprends que pour se lancer dans le lombricompostage il n'y a que deux attitudes ou deux maximes à adopter. Les militants feront leur la devise «En vers et contre tous», quant aux discrets ils choisiront avec profit : «Pour être heureux, compostons cachés».

tiré du Figaro

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12 juillet 2009 7 12 /07 /juillet /2009 08:48
 












De fabrication suisse et ultra célèbre aux Etats-Unis parce que les people l'ont adoptée (Cameron Diaz ou Cindy Crawford, pas moins !), la Sigg Bottle fait son arrivée en France. Trois raisons pour l'adopter : elle est écologique, se transporte partout et est total déco !

"Simply ecological", cette bouteille que l'on emporte partout avec soi, -sport, bureau ou shopping-, est fabriquée en aluminium par extrusion, à partir d'une seule pièce : il n'y a donc aucune soudure et elle est parfaitement étanche.
L'innovation par rapport à une gourde classique ? Son revêtement intérieur empêche l'eau de s'oxyder au contact de l'aluminium, vous savez ce mauvais goût que l'eau acquiert quand on la conserve un tant soit peu trop longtemps !
A l'extérieur, elle se pare d'habillages classiques ou décalés signés de designers : les personnages colorés de Keith Haring, l'un des artistes majeurs des années 80, habillent deux d'entre elles.
100% alu, elle est recyclable et réutilisable à volonté, c'est donc une bonne alternative à la bonne vieille bouteille plastique. A adopter au bureau pour son côté écolo et son look déco !

Elle est sur www.decodurable.com, une nouveauté qui tombe à pic pour les pique-niques écolos, le camping ou simplement pour se déshydrater pendant la bronzette sur la plage !

                                   source: deco.fr http://www.deco.fr/actualite-deco/280402-sigg-bottle-bouteille-ecologique-preferee-people.html

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 08:20


La plupart des personnalités consultées par Michel Rocard plaident pour une redistribution sous conditions de ressources.

LA CONTRIBUTION climat énergie est sur les rails. « Il y a un accord de principe» sur ce que certains appellent également taxe carbone, a assuré Michel Rocard jeudi.

Après la conférence de consensus début juillet au cours de laquelle des experts avaient été auditionnés, l'ancien premier ministre a présidé jeudi la table ronde devant aboutir à la rédaction du rapport final sur le sujet. Une quinzaine de personnalités qualifiées (élus, syndicalistes, économistes, représentants du patronat…) ont planché tout au long de la journée. «Michel Rocard a mené les débats de main de maître», assure un des participants, confirmant un avis largement partagé : «Ça s'est très bien passé, avec des consensus.» «Ce n'était pas joué qu'on enregistre un accord de principe entre les représentants du Medef, des syndicats et des ONG !», souligne Michel Rocard.

L'accord de fond porte donc sur l'idée d'une taxe structurante ayant pour objectif de faire évoluer les Français vers une société de moins en moins énergivore. Dans son rapport qu'il doit remettre le 24 juillet à Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde, respectivement ministres de l'Écologie et des Finances, l'ancien premier ministre devrait proposer que la contribution soit dès le départ mise en place pour cinq ans. La tonne de CO2 serait fixée à 32 euros la première année, ce qui rapporterait environ 8 milliards. Elle atteindrait 100 euros en 2030. Les participants sont également tombés d'accord sur l'idée qu'il fallait mettre en place une commission de suivi. Elle aurait notamment pour objet de faire des propositions sur les autres gaz à effet de serre (méthane, protoxyde d'azote et gaz fluoré, soit 25 % des émissions responsables du réchauffement climatique).

L'ensemble des participants se sont également entendus sur l'idée que la contribution devait, dans un premier temps, porter sur les seuls achats des énergies fossiles par les ménages et les entreprises (à l'exception de celles qui sont déjà soumises à la réglementation des quotas de CO2). Ils suggèrent néanmoins «que l'on regarde la question de l'électricité».

 

«Chèque vert»

 

L'unanimité en revanche s'est fendillée lorsqu'il a été question de l'utilisation de l'argent collecté. Si tous s'accordent à dire que cela ne peut se faire qu'à prélèvements obligatoires constants, certains ont tenté de promouvoir l'idée qu'une diminution des prélèvements des seules entreprises servirait aussi indirectement les ménages.

Une idée vivement combattue par les représentants des ONG, les syndicats mais également les élus, Jean-Yves Le Deaut (PS, Meurthe-et-Moselle) et Fabienne Keller (UMP, Bas-Rhin). Non seulement ils se sont opposés à ce que la taxe carbone compense la perte de recettes due à la réforme de la taxe professionnelle, mais ils ont insisté pour qu'il y ait une compensation effective auprès des ménages sur la base de trois critères : nombre de personnes composant la famille, niveau des revenus et lieu d'habitation (les personnes habitant à la campagne sont plus pénalisées par une taxation des carburants). Une façon de rendre la taxe plus acceptable politiquement. Cette compensation passera-t-elle par un «chèque vert» ? Peu importe, dit Michel Rocard. L'essentiel, à ses yeux, est d'appliquer une condition de ressources. Sur cette même ligne, Jean-Louis Borloo boit du petit-lait. Opposé, Éric Woerth, le ministre du Budget, fourbit ses armes.

Tiré du Figaro

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 21:33

La Corée du Sud après des années passées à investir dans des industries polluantes et high tech,change radicalement son orientation.

Tiré du Figaro:

À 2 % du PIB, l'effort budgétaire de Séoul est sans égal au sein de l'OCDE.

La somme est colossale : soixante milliards d'euros. C'est ce que va investir la Corée du Sud dans la croissance verte au cours des cinq prochaines années, soit 2 % de son produit intérieur brut par an. Un effort sans égal au sein de l'OCDE. Le chiffre est comparable à celui promis par les États-Unis, et à peine inférieur au total des dépenses de recherche et de développement de l'ensemble des pays de l'OCDE en 2006 (2,2 % du PIB).

À l'origine, il s'agissait surtout de réduire la facture énergétique du pays, qui importe 97 % de l'énergie qu'il consomme, rappelle Kang Sun-jin, professeur à la prestigieuse Korea University. Mais aujourd'hui c'est devenu une cause nationale. «Le vert pour sortir du rouge», résume un slogan.

La Corée du Sud espère contenir le recul de son PIB à 1,5 % cette année, alors que le Fonds monétaire international prévoit une chute de 3 %. Elle compte sur cette fameuse croissance verte pour limiter les dégâts.

Une dizaine de grands projets vont être lancés, depuis l'aménagement des fleuves jusqu'à la voiture propre, en passant par les transports publics et les énergies alternatives. «Nous sommes les seuls au monde à avoir décidé un plan de cinq ans. Si nous réussissons nous serons suivis par d'autres», se félicite le premier ministre, Han Seung-soo . Mais il va falloir persuader le pays tout entier de mettre la main à la pioche et convaincre pas moins de 16  régions et villes de province de suivre la capitale.

 

Créer 1,8 million d'emplois

 

«C'est possible, la Corée a les hommes et les moyens. Toutes nos entreprises ont des centres de recherche pointus qui nous permettent d'être numéro un dans n'importe quel domaine», assure Chang Jae-chul, chercheur au Samsung Economic Research Institute.

«Il y a deux ans, pas un seul industriel coréen n'était dans l'écologie, mais aujourd'hui ils y sont tous», confirme un homme d'affaires français. Et d'ajouter : «Pour eux, la crise est une opportunité et ils ont un appétit carnassier.» En cinq ans, le gouvernement compte créer 1,8 million d'emplois nouveaux et il calcule que l'expérience va lui rapporter entre 102,5 et 116 milliards d'euros.

Cependant, pour le président Lee Myung-bak, dont la cote de popularité ne cesse de baisser, il va falloir «harmoniser avec doigté les intérêts publics et les intérêts privés», note Kang Sung-jin. C'est la raison pour laquelle le gouvernement tient deux fers au feu.

D'une part, il va proposer des incitations fiscales aux entreprises pour qu'elles investissent dans les économies d'énergie. D'autre part, il va mettre sur pied dans les prochains mois une expérience pilote de 600 villages verts destinés à tester en grandeur réelle les vertus de l'écologie. Mais la Corée du Sud ne compte pas s'arrêter là. Elle a prévu de porter l'ensemble de ses investissements de recherche et de développement à 5 % de son PIB en 2012. Un seuil qui représenterait alors un record absolu dans le monde.

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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 20:58
A la veille du Sommet du G8, un iceberg « grandeur nature » (16 mètres de hauteur sur une base de 12 mètres sur 22 mètres) dérive sur la Seine près du pont d'Iena, à deux pas de la tour Eiffel. 

Iceberg_paris

Greenpeace matérialise un des impacts du dérèglement climatique dans un lieu inattendu, en plein cœur de Paris. Des plongeurs de Greenpeace ont affiché des messages très clairs à l'adresse du Président Français et de ses homologues du G8...

On pouvait lire au pied de l'Iceberg « Sarkozy : climat recherche leader » (Sarkozy : climate leadership now !) ou encore « G8 : Climat recherche leader » (G8 : climate leadership now !). 

Une manière d'interpeler Nicolas Sarkozy, qui se réunit demain avec ses homologues pour le Sommet des 8 pays les plus riches et les plus pollueurs à l'échelle de la planète. A moins de six mois du Sommet de Copenhague, ils doivent enfin prendre la tête du combat contre les changements climatiques à travers des engagements concrets et ambitieux. Cette œuvre d'art monumentale de 16 mètres de hauteur est là pour leur rappeler l'ultimatum climatique qui nous est lancé. 

Tiré de Greenpostbox.com
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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 08:50
Tiré du Figaro:

Tony Blair profite du sommet de L'Aquila pour détailler les mesures que devront prendre les pays développés (mais aussi les pays émergents) afin de réduire leur taux d'émission de carbone, sans porter atteinte à la croissance économique mondiale.

 


Crédits photo : Le Figaro

 

Le 9 juillet, les dirigeants des principaux pays développés se réunissent à L'Aquila en Italie dans le cadre du Forum des grandes économies (MEF) pour y préparer un nouvel accord sur le réchauffement climatique qui devrait être signé dans six mois à Copenhague. La réunion du MEF intervient donc à un moment crucial. La plupart des chefs d'État ou de gouvernement qui y participent se sont déjà rencontrés en avril pour réagir à la crise économique. Ils s'étaient alors engagés à faire «tout ce qui est nécessaire». Il faudrait que le même esprit de décision les anime lors de leur rencontre à L'Aquila.

Il semble qu'il y ait une énorme bonne volonté en ce sens. La nouvelle Administration américaine est favorable à des mesures fortes sur le plan intérieur. La Chine se fixe des objectifs ambitieux en terme d'économie d'énergie et procède à des investissements massifs dans les énergies renouvelables. L'Inde a dressé son propre plan d'action et l'Europe s'est fixée comme objectif d'atteindre en 2020 un niveau d'émission inférieur de 30 % à celui de 1990 s'il y a un accord mondial suffisamment ambitieux. Le Japon a publié ses propres propositions en matière de réduction des émissions de carbone. À travers le monde, les engagements se font de plus en plus nombreux.

Mais il reste des difficultés pratiques. On voudrait qu'en 2050, après un pic qui devrait être atteint avant 2020, la totalité des émissions de la planète soit inférieure de moitié à ce qu'elle était en 1990. Or les émissions de l'ensemble des pays en développement sont inférieures à celles du monde développé et, à court terme, il faudrait qu'elles restent à la hausse de manière à maintenir la croissance économique et réduire la pauvreté. Il a donc été proposé qu'en 2050 les pays développés aient abaissé leurs émissions d'au moins 80 % par rapport à 1990, avec une mise en œuvre des principales mesures en ce sens lors de la prochaine décennie.

Les pays en développement devront aussi assumer leur part de responsabilité en réduisant leurs émissions et en faisant que leur pic soit atteint au cours des prochaines décennies. Pour les USA, leur engagement signifierait de réduire leurs émissions à environ un dixième de leur niveau actuel par habitant et pour la Chine cela signifierait de créer un nouveau modèle de développement à faible émission de carbone. Pour tous les pays, il s'agit d'un défi majeur - une révolution qui implique un énorme changement de cap.

L'aspect positif, c'est que si on se fixe des objectifs clairs, concrets et réalisables, quel que soit exactement l'objectif intermédiaire, on pourra aboutir à des réductions importantes des émissions qui permettront à la communauté internationale de concevoir une approche radicalement nouvelle dans un laps de temps réaliste. Un nouveau rapport du projet «Breaking the Climate Deadlock» montre qu'il est possible de parvenir à des réductions drastiques déjà à l'horizon 2020 si nous concentrons notre action sur certaines technologies clés, si nous mettons en œuvre des mesures dont l'efficacité est avérée, et si nous investissons dès maintenant dans le développement de technologies du futur qui nécessiteront du temps pour parvenir à maturité.

Il est possible de parvenir à 70 % des réductions prévues pour 2020 en investissant dans trois domaines : l'augmentation du rendement énergétique, la réduction de la déforestation et l'utilisation de sources d'énergie à faible émission de carbone (notamment l'énergie nucléaire et les énergies renouvelables). La simple mise en œuvre de sept mesures parfaitement efficaces permettrait d'y parvenir : des normes pour les énergies renouvelables (par exemple en ce qui concerne le rachat de l'électricité produite par des entreprises ou des particuliers), des mesures concernant le rendement des industries, des normes dans le domaine de la construction, des normes de rendement appliquées aux véhicules, des normes en ce qui concerne les émissions lors du cycle thermodynamique du carburant, des normes concernant les outils ménagers et des mesures pour réduire les émissions dues à la déforestation et à la dégradation de la forêt (REDD).

Toutes ces mesures ont déjà été appliquées avec succès dans plusieurs pays un peu partout dans le monde, mais il faut leur donner plus d'envergure. Si le système de plafonnement et d'échange des droits d'émission et la taxation des émissions peuvent inciter les entreprises à investir dans des technologies à faible émission au moins à court terme, ces sept mesures (accompagnées d'investissements publics avec l'implication directe des États) sont nécessaires pour parvenir aux objectifs fixés.

À long terme, il faudra aussi mettre en œuvre des technologies tels que la capture et le stockage du carbone (CCS), recourir davantage à l'énergie nucléaire et à de nouvelles générations de systèmes de production d'énergie solaire et développer des technologies dont nous ignorons encore le potentiel ou même l'existence. Dans la perspective de Copenhague, il faut que des décisions d'investissement soient prises dès maintenant pour en récolter les bénéfices au moment opportun.

La Chine et l'Inde vont construire des nouvelles centrales électriques, indispensables pour poursuivre l'industrialisation qui va tirer des centaines de millions de personnes hors de la pauvreté. La grande majorité de ces centrales fonctionneront au charbon, c'est là une réalité. Aussi pour parvenir aux objectifs fixés pour 2050, il est essentiel de développer la technologie CCS ou une technologie alternative qui pourrait faire du charbon une énergie propre. Mais c'est maintenant qu'il faut investir - suffisamment et dans le cadre d'une collaboration mondiale - de manière à ce qu'en 2020 nous puissions étendre la technologie CCS ou en déployer une autre.

La renaissance de l'énergie nucléaire suppose une forte augmentation du nombre de scientifiques, de techniciens et d'ingénieurs. Il faudra transformer les infrastructures pour les adapter aux véhicules électriques. Un réseau intelligent de distribution électrique permettrait une réduction importante des émissions, mais il y faudra toute une planification. Ces mesures prendront du temps, mais c'est maintenant qu'il faut investir. À court terme, l'utilisation d'un éclairage à basse énergie et l'emploi de moteurs industriels à rendement élevé devraient relever de l'évidence, pourtant nous y recourons bien moins que ce qui serait possible.

Nous savons ce qu'il faut faire et nous avons les outils pour cela. Les dirigeants politiques qui se réunissent dans le cadre du MEF peuvent adopter en confiance les objectifs intermédiaires et à long terme que recommande la communauté scientifique : maintenir le réchauffement à moins de 2 °C, atteindre le pic d'émission lors de la prochaine décennie et parvenir en 2050 à une diminution des émissions d'au moins 50 % par rapport à leur niveau de 1990.

Les pays développés peuvent s'engager à réduire à cette date leurs émissions de 80 %, ainsi que beaucoup l'ont déjà fait, et apporter le financement et l'aide technique voulus aux pays en développement pour soutenir leur effort. Grâce à cette aide, les pays en développement devront à leur tour concevoir et appliquer un «plan de croissance à faible émission de carbone» qui leur permettra de diminuer leurs émissions et d'atteindre leur pic. Avec ces engagements, les dirigeants politiques qui se rencontreront à L'Aquila (leurs pays représentent à eux tous plus des trois-quarts des émissions totales) établiront une base solide pour le succès de Copenhague.

Entre L'Aquila et Copenhague, il y aura sans doute des discussions difficiles sur les objectifs intermédiaires pour les pays développés. Ces objectifs sont certes importants, mais la priorité est de parvenir à un accord sur les mesures qui mettront l'humanité sur la voie d'un avenir à faible émission de carbone.

Depuis des années, on a, à juste titre, voulu persuader la population qu'il fallait avoir la volonté de réagir face au réchauffement climatique. Les dirigeants politiques, en prise avec ce problème crucial alors que l'on est en pleine crise économique, doivent savoir qu'il y a une issue. C'est seulement en combinant la volonté populaire et la volonté des dirigeants que l'on réussira. Heureusement il existe une solution - elle constitue un énorme défi, mais elle est réalisable.

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