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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 19:25

L'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a rendu public, vendredi 17 janvier, un avis provisoire sur le bisphénol A (BPA) .

Cet avis reconnait que cette molécule présente encore de trop nombreux produits est bien plus dangereuse qu'on l'estimait jusqu'à présent.Les études qui ont entrainé ce futur durcissement de legislation reconnaissent :

 

« des effets indésirables probables sur le foie et les reins, ainsi que des effets sur la glande mammaire, liés à l'exposition à cette substance chimique ». L'EFSA recommande ainsi de diviser par dix la dose journalière admissible (DJA), celle-ci devant passer de 50 microgrammes par jour et par kilo de poids corporel (µg/j/kg) à 5 µg/j/kg !!!

Tout cela relance encore le débat,puisque l'étude sur laquelle se base EFSA fait polémique et de nombreux scientifiques s'entendent à dire que la DJA du BPA devrait être 2000 fois inférieure encore à la nouvelle préconisation de l'EFSA.

Alors à quand des études indépendantes, dans lesquelles aucun chercheur n'est lié de prés ou de loin aux grandes firmes chimiques ?


 

bisphenol-A-danger.gif

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14 septembre 2009 1 14 /09 /septembre /2009 06:10


Voici le dernier épisode francais en date dans l'affaire des biberons avec BPA,une grande ville francaise vient d'en interdire l'usage dans ses créches.
Mais à quand l'interdiction totale en France ??

Pour ceux qui veulent déjà préserver leurs enfants vous trouverez les biberons sans BPA sur :
http://www.decodurable.com/advanced_search_result.php?keywords=biberon&osCsid=4dplh0dt6tp7dp8hdg3v55e0e0


L
es 350 bébés accueillis dans les quinze crèches municipales de Besançon - parmi 1 200 autres enfants de moins de 3 ans - ont eu droit à un cadeau surprise, fin août : un stock de biberons neufs. Pas question pour les élus de risquer que l'un de ces enfants développe plus tard d'éventuels troubles hormonaux dus au bisphénol A, une substance chimique entrant dans la composition de certaines matières plastiques, et notamment dans celles des biberons en polycarbonate.

A la suite de la polémique scientifique sur les effets sanitaires de ce perturbateur endocrinien, tous les biberons concernés ont été mis au rebut. A l'origine de cette décision : la conseillère municipale déléguée à la petite enfance, Marie-Odile Crabbe-Diawara, et l'adjoint au maire chargé de l'environnement, Benoît Cypriani. Ils ont convaincu leurs collègues d'appliquer de façon radicale le principe de précaution, alors que d'autres villes, comme Paris, Nantes et Toulouse, ont choisi de ne plus acheter de biberons contenant du bisphénol A, mais n'ont pas retiré les anciens modèles des crèches.

"En tout, nous avons acheté 300 nouveaux biberons pour un montant de 2 000 euros, précise Sylvie Scheubel, chargée de mission au service de la petite enfance. En parallèle, nous avons, bien entendu, conservé les modèles en verre qui ne sont pas concernés."

Les parents, eux, ont reçu une note explicative. On y lit que le bisphénol A "peut être libéré dans les aliments au cours des multiples usages, surtout les chauffages". Il est "suspecté" d'avoir des conséquences nocives pour "la santé des plus jeunes à long terme", en raison d'un "effet cumulatif avec d'autres substances", selon une étude canadienne de 2008.

"Préoccupation collective"

"Le Réseau environnement santé a demandé à l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) de reconsidérer sa position, jugée trop modérée par rapport à la dangerosité du bisphénol A, qui a été interdit dans les biberons au Canada et par plusieurs Etats américains, mais pas dans notre pays, précise Eric Durand, chargé du développement durable à la ville de Besançon. Une proposition de loi visant à l'interdiction a été déposée au Sénat, et Chantal Jouanno, la secrétaire d'Etat à l'écologie, a saisi l'Afssa. Ce qu'ont décidé nos élus en juin, et que nous avons appliqué dès l'été, s'inscrit dans le cadre de cette préoccupation collective."

Encore faut-il, pour que la mesure soit réellement efficace, que les familles renoncent également à utiliser ces biberons "suspects" à leur domicile. Ce qui n'est pas toujours le cas. A l'intention des parents des bébés qui fréquentent les crèches et ne sont pas encore entrés dans un processus de diversification alimentaire, le service de la petite enfance de la ville de Besançon a donc rédigé quelques conseils pratiques : ne plus se servir des biberons "abîmés ou vieillis", nettoyer les biberons en plastique à la main "plutôt qu'en lave-vaisselle", ne pas les surchauffer et, en tout cas, "pas plus de trente secondes au micro-ondes".

Extrait du Monde

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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 07:52
Fichier:Bisphenol A.svg

La molécule du PBA


Le BPA on en parle énormement mais de quoi s'agit-il exactement ?

extrait de Wikipedia:

La première synthèse chimique du bisphénol A est due à A. P. Dianin en 1891. Il a été très étudié dans les années 1930 au cours de la recherche d'œstrogènes de synthèse. Il ne fut jamais utilisé comme œstrogène de synthèse du fait de la découverte à la même époque d'un autre composé de synthèse, le diéthylstilbestrol, dont les propriétés se révélèrent plus intéressantes.

Le Bisphénol A (BPA) est un composé chimique issu de la réaction entre deux équivalents de phénol et un équivalent d'acétone. La molécule contient deux groupements fonctionnels phénols et fait partie des composés organiques aromatiques. Ses autres noms sont aussi 4,4'-(propan-2-ylidène)diphénol ou p,p'-isopropylidènebisphénol.

Comme le nonylphénol, le bisphénol A est un œstrogéno-mimétique capable de se lier au récepteur α des œstrogènes. Son action serait environ 1 000 fois inférieure à celle de l’œstradiol, mais il est très présent dans notre environnement (environ trois millions de tonnes de BPA sont produites chaque année dans le monde[6]) et dans le corps humain.

Le bisphénol A est utilisé à l'heure actuelle comme monomère pour la fabrication industrielle par polymérisation de plastiques de type polycarbonate et de résines époxy.

Il est également utilisé comme antioxydant dans les plastifiants et le PVC, et comme inhibiteur de polymérisation dans le PVC.

Les polycarbonates sont très largement utilisés dans des produits de consommation courants depuis les lunettes de soleil et les CDs jusqu'aux récipients pour l'eau et la nourriture. En France en 2008, ils sont présents dans 90% des biberons.

Impacts connus et suspectés sur la santé et l'environnement

La toxicité et écotoxicité du Bisphénol A est discutée.

Le bisphénol A est un xenœstrogène massivement produit et largement dispersé dans l'environnement, stable et résistant. On en trouve maintenant dans presque tous les organismes vivants, les nourrissons étant les plus à risque (leur exposition pouvant être douze fois plus élevé que celle des adultes). Or un taux urinaire élevé de ce produit a été corrélé avec la survenue d'un diabète, avec la survenue de maladies cardiovasculaires ainsi qu'avec la présence d'anomalies du bilan hépatique. L'exposition au bisphénol A rendrait aussi la chimiothérapie moins efficace chez les patients cancéreux.

En tant que perturbateur hormonal, il s'est montré capable d'affecter la reproduction d'animaux de laboratoire et il pourrait être un des nombreux facteurs de délétion de la spermatogenèse chez l'homme.

  • Chez le lapin, à faible dose (1 picogramme), il peut inhiber l'érection du pénis suite à des modifications des tissus du corps caverneux. Plus la dose de BPA est importante, plus les tissus sont dégradés par augmentation de collagène fibreux, dépôts de graisse, hyperplasie et fibrose.
  • La souris de laboratoire CD1, exposée in utero à de faibles doses de BPA, accouche de mâles présentant une prostate plus lourde et un épididyme diminué, alors que les femelles présenteront des altérations du développement des glandes mammaires.
  • 10 μg/kg/jour (taux proches des valeurs d’exposition actuelles d'une femme enceinte) suffisent pour induire chez la souris des anomalies de développement de la prostate fœtale (ce qui rend plausible un risque accru de cancer ultérieur.)
  • Le placenta ne protège pas l'embryon de l'exposition au bisphénol A. Un passage transplacentaire significatif du BPA (4 % d’une dose de 20 μg/kg donnée à la mère) est avéré chez la souris.

Les premières études sur l'action œstrogénique du bisphénol A datent des années 1930 durant lesquels il fut administré à des rates ayant subi une ablation des ovaires. Une action en tant qu'androgène est fortement suspectée[15]. Ces effets pourraient entraîner des problèmes de santé chez l'homme, tels qu'une diminution du taux ou de la qualité des spermatozoïdes. Le bisphénol A peut causer des anomalies de fonctionnement d'autres organes, comme le pancréasou la thyroïde.

L'industrie du plastique a longtemps affirmé que le bisphénol A est sans danger pour l'homme, minimisant ou réfutant les tests donnant des résultats contraires. 11 études effectuées par des industriels ne mettent aucun risque en évidence tandis que, d'après un rapport de Frederick vom Saal et Claude Hughes, 90% des 104 études indépendantes montrent un risque possible. Un rapport précédent rendu public par le Centre pour l'analyse des risques de l'Université Harvard et financé par le Groupement américain du plastique qualifiait le risque de «faible» et «non significatif». Claude Hughes considère dans le rapport de 2004 que cette publication du centre pour l'analyse des risques n'est pas fiable parce qu'elle ne prend en compte que peu des travaux publiés depuis 2001 sur l'effet des faibles doses de BPA sur la santé.

En 2005, une équipe conduite par S.M Belcher a démontré que de faibles taux de bisphénol-A peuvent entraîner une altération du développement du fœtus chez le rat.

En 2006, vom Saal et Welshons ont publié une analyse détaillée expliquant pourquoi certaines études, principalement menées par des laboratoires financés par l'industrie, n'obtenaient pas des résultats reproductibles sur les effets à faible dose du bisphénol-A. Un comité scientifique indépendant a réanalysé les données du rapport pour le compte d'une agence du gouvernement américain et a montré qu'en réalité un effet existe en dépit des conclusions opposées du rapport originel.

En 2007, l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) notait en conclusion de son rapport sur le Bisphénol A, sa présence dans les canalisations de transport de l'eau potable et les conteneurs. Elle préconisait que des études soient menées sur la possible propagation de cette substance dans l'eau. L’EFSA fixa alors la dose journalière admissible (DJA) à 0,05 milligrammes/kg de poids corporel pour cette substance.

Depuis le 18 avril 2008, Santé Canada, l'office public de santé du Canada, a classé le bisphénol A au rang de substance dangereuse. Le Canada a été ainsi le premier pays à classer au rang des toxiques cette substance, ce qui doit amener États-Unis et Union européenne à se prononcer.

Le 15 août 2008, un rapport de la Food and Drug Administration aux États-Unis concluait que ce produit ne posait pas de problème de santé humaine aux niveaux d'exposition habituels pour l'homme, mais ce constat n'est pas partagé par de nombreux scientifiques y compris au sein d'un groupe consultatif de la FDA qui accuse l'agence de ne retenir que les argument avancés par les études financées par l'industrie du plastique, créant «un faux sentiment de sécurité», alors que d'autres rapports ou études alertent sur les risques liés à ce produit. L'agence s'est engagée à réétudier la question.

Bisphénol A et biberons

En 2008, le bisphénol A était très présent dans les plastiques alimentaires et notamment dans 90% des biberons. Face aux risques médiatisés cette année, certains fabricants de biberons (Dodie ; Avent du groupe Philips) ont décidé la même année de fabriquer des biberons sans BPA mais commercialisés plus chers. Ceux-ci ont également publiés des questions/réponses sur leurs sites Internet pour rassurer les clients et leur donner leurs avis sur le bisphénol A et leurs recommandations d'utilisation des biberons actuels (notamment la chauffe.)

Le 17 octobre 2008, le Canada est devenu le premier pays dans le monde à interdire les biberons contenant du bisphénol A.

En France,dans un communiqué du 13 novembre 2008, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) s'est alignée sur les conclusions de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (AESA) selon lesquelles l'exposition des nourrissons au Bisphénol A est largement inférieure à la dose journalière tolérable (DJT) et ce, même en cas de chauffage au micro-ondes. Quelques jours plus tard, le Canard enchaîné dénonçait un conflit d'intérêt en faisant remarquer que de nombreux membres du comité d'experts de l'Afssa étaient également employés par l'industrie du plastique.

Début 2009, la polémique enfle. En France, le Réseau environnement santé (RES), qui regroupe associations, ONG et scientifiques, demande aussi «l'interdiction du BPA dans les plastiques alimentaires». Aux États-Unis comme en France, un certain nombre de fabricants annoncent qu'ils proposent ou vont proposer des biberons « garantis sans Bisphénol A. »

Mi 2009, La société internationale d’endocrinologie a de nouveau alerté lors de son colloque annuel (10 juin 2009) sur cette question (effet perturbateur endocrinien sur la reproduction, implications dans les cancers du sein et de la prostate, dans certaines pathologies cardiovasculaires, de la thyroïde et l’obésité). Elle a appelé à réduire l’exposition de la population à ces molécules, au nom du principe de précaution. Elle a publié une «déclaration scientifique» dans la revue Endocrine Reviews. La déclaration juge le problème préoccupant, et appelle à renforcer la recherche.

alors pour moi pas de doute possible STOP au BPA je vous renvoie sur cet article de mon blog
Biberons avec BPA DANGER pour nos bébés !!!

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26 août 2009 3 26 /08 /août /2009 08:09


Il y a déjà de nombreux mois je faisais un article sur le BPA,aujourd'hui je renouvelle cet article à la lumière des dernières données :


Responsable de divers troubles

Au nom du principe de précaution, en juillet dernier, plusieurs sénateurs ont déposé une proposition de loi visant à interdire en France l'utilisation du Bisphénol A.
Ce produit chimique présent dans les plastiques alimentaires et notamment dans les biberons présenterait un risque pour la santé.
Ce composé chimique agirait comme un perturbateur endocrinien (hormonal). Il aurait des effets néfastes sur le cerveau, et provoquerait des troubles du comportement et de la reproduction.


Une commercialisation discutée

Dans des pays comme le Canada ou les Etats-Unis, la commercialisation de biberons contenant du Bisphénol A a été interdite après des études montrant que celui-ci  avait des effets très toxiques en particulier chez les nourrissons.
Par ailleurs des villes comme Paris, Reims et Nantes on d'ores et déjà appliqué le principe de précaution au sein de leur structures d'accueil des touts petits (crèches, maternelles...) en supprimant les éléments contenant du BPA.

De plus, le Ministère Fédéral de Santé Canadien a annoncé il y a quelques jours qu'une vaste étude serait mise en place jusqu'en 2011 pour évaluer les risques liés à l'exposition au Bisphénol A et les effets potentiellement toxiques sur les femmes enceintes et leurs enfants à naître.

La polémique

Depuis le début de l'année, la polémique ne cesse d'enfler. En France, le Réseau environnement santé (RES), qui regroupe associations, ONG et scientifiques, demande purement et simplement «l'interdiction du BPA». A l'inverse, Roselyne Bachelot, Ministre de la Santé, s'appuyant sur les recommandations de l'Affsa (Agence française de sécurité sanitaire des aliments) a pour sa part déclaré à plusieurs reprises que le BPA contenu dans les plastiques alimentaires et notamment les biberons était sans risque pour la santé. En effet ; selon une étude de l'Afssa, l'exposition des nourrissons au Bisphénol A est largement inférieure à la dose journalière tolérable (DJT) et ce, même en cas de chauffage aux micro-ondes.


A la vue de ces news il n'y a plus de doutes possibles,  PLUS DE BPA
Des alternatives à ces séduisants biberons plastiques existent et ces derniers sont tout aussi pratiques mais résolument sans BPA.Alors faites le geste indispensable achetez les biberons sans BPA.

http://www.decodurable.com/deco-enfants-art-table-bebe-bio-c-228_318.html?osCsid=4dplh0dt6tp7dp8hdg3v55e0e0

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16 janvier 2009 5 16 /01 /janvier /2009 21:35

Pour ceux qui souhaitent aller plus loin dans ce fameux sujet des biberons plastiques dangereux,voici des informations complementaires qui vous permettront d'identifier les mauvais produits.

Le

bisphénol A 

 

bisphénol A 
 Il entre dans la composition du plastique polycarbonate dont on se sert pour fabriquer ces bouteilles d’eau et biberons réutilisables, transparents ou teintés, si populaires auprès du public.
Certaines bouteilles Nalgene en contiennent, tout comme la paroi de certains récipients alimentaires et les résines de scellement utilisés en dentisterie.

Le fond des bouteilles en plastique contenant du bisphénol A affiche un symbole de récupération accompagné du chiffre 7 ou des lettres PC. Le code 7 désigne les matières plastiques classées dans la catégorie « Autres », dont le polycarbonate.

Il est possible de réduire au minimum l’exposition de votre enfant au bisphénol A en

adoptant les mesures suivantes :

bisphénol A 

·

 

Utilisez des bouteilles fabriquées en verre ou en polypropylène (code 5) plutôt

qu’en polycarbonate (code 7).

·

 

Si vous continuez à utiliser des biberons en polycarbonate, évitez de les laver

avec des détergents puissants ou au lave-vaisselle. Ces agents contribuent à

détruire les liaisons qui forment le plastique, libérant ainsi le bisphénol A. Lavezles

plutôt à l’eau chaude savonneuse avec une éponge.

·

 

Évitez de faire chauffer les récipients en polycarbonate au micro-ondes. Utilisez

plutôt des contenants en verre ou en céramique.

·

Évitez d’utiliser les préparations pour nourrisson offertes dans des boîtes de

conserve dont la paroi est tapissée d’un revêtement époxydique au bisphénol A.

 

 

 

·

 

Réduisez votre consommation d’aliments et de boissons en conserve. Vous

limiterez ainsi l’exposition des membres de votre famille au bisphénol A présent

dans la paroi des contenants. Évitez aussi les conserves très acides (tomates,

etc.) ou grasses (poisson dans l’huile, etc.), car le bisphénol A réagit au contact

des acides et des lipides.

Et reperez ce logo qui sur les plastiques vous guidera sur la présence de ce poison

Recyclage-r-C3-A9sine-logo-other_07-1-.png

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6 janvier 2009 2 06 /01 /janvier /2009 10:59

Nous tuons nos enfants en leur donnant le biberon!

Relayez cet article,changez vos biberons


Et soudainement, les médias se réveillèrent. Après l’annonce, à la mi-avril, par le gouvernement canadien, d’interdire le bisphénol-A dans les biberons, les journalistes français commencent progressivement à se pencher sur ce polluant chimique présent dans de nombreux objets de consommation courante.

C’est RTL qui a ouvert le feu mercredi 7 avril. Aujourd’hui, Libération consacre un article à la question (lire ci-dessous). “Les Canadiens ne savent plus à quel biberon se vouer”, titre le quotidien, qui rapporte une rupture de stock sur les biberons en verre dans le pays. Exactement comme cela avait été le cas en Californie, après la publication du rapport d’une organisation environnementale américaine, Environment California, en février 2007.

Libération nous apprend également que Didier Houssin, le directeur général de la Santé (dépendant du ministère), a déclaré sur Europe 1: “Ne jetez rien”. Nous voilà rassurés. On peut donc continuer à chauffer le lait dans les biberons en France, alors que cela est considéré dangereux pour la santé des enfants de l’autre côté de l’Atlantique.

Ah, et aussi, cette même direction générale de la santé a commandé un rapport à l’Agence française de sécurité sanitaires des aliments (AFSSA). Un problème ? Un rapport ! Encore cette grande et déplorable habitude française de retarder une prise de décision difficile. Des rapports et des études sur le bisphénol-A, ce n’est pourtant pas ce qui manque. Mais peut-être nos experts et nos ministres ne parlent-ils pas anglais.

St.H.

Les Canadiens ne savent plus à quel biberon se vouer
Ottawa va interdire les récipients pour bébés à base de bisphénol A.
De notre correspondante au Québec EMMANUELLE LANGLOIS
QUOTIDIEN : lundi 12 mai 2008

Vent de panique dans les familles canadiennes. Des milliers de parent craignent d’avoir empoisonné leurs enfants à leur insu. Sans crier gare, le gouvernement canadien a annoncé son intention d’interdire la commercialisation des biberons contenant du bisphénol-A (BPA) : cette substance renfermée dans certains plastiques et désormais considérée comme « toxique » par les autorités du pays.

Produit chimique

Immédiatement, de nombreuses enseignes ont pris l’initiative de retirer les biberons, gobelets et assiettes de plastique contenant du BPA de leurs rayons. Pas de quoi rassurer les parents. « J’ai jeté tout ce qui était susceptible de contenir du BPA, lance Tabitha Rondeau, mère de deux enfants. Je suis vraiment choquée de constater que le gouvernement n’a pas pris cette décision plus tôt. » Un point de vue que partage Mélanie Bergeron. Cette maman est cependant davantage troublée par le fait que les fabricants de biberons n’ont pas attendu l’interdiction officielle de ce produit chimique pour retirer toutes leurs marchandises contenants du bisphénol A des rayons. « Sans doute veulent-ils nous prouver qu’ils se sentent concernés, mais ils auraient dû l’être bien avant : les études montrant les effets néfastes du BPA sur le système endocrinien sont connues depuis longtemps. » Comme beaucoup de mères, dès l’annonce gouvernementale, Mélanie a voulu acheter des biberons en verre. En vain. « J’imagine que tous les parents de jeunes enfants se sont précipités dans les magasins. Résultat : les étagères sont vides et trouver un biberon sans BPA est devenue mission impossible. » Comme elle, Ariana Moralès ne décolère pas. « On veut ce qu’il y a de mieux pour nos enfants alors savoir qu’une entreprise a permis qu’ils soient exposés à des produits dangereux sans nous en aviser est intolérable. »

Dans la foulée, l’avocat David Bourgoin a déposé des demandes d’exercer des recours collectifs contre trois fabricants de biberons. « Les compagnies Playtex, Gerber et Avent sont montrées du doigt pour n’avoir pas indiqué aux consommateurs que leurs biberons pouvaient présenter un risque pour les enfants, précise-t-il. Le BPA contenu dans le plastique migre dans le lait lorsque le biberon est chauffé ou si un liquide bouillant est versé, et ils auraient dû en avertir les acheteurs. » Nadia Rodrigue, bien qu’inquiète du fait que la santé de son fils puisse avoir été altérée, n’ira pas jusqu’à se rallier à la cause. Elle regrette toutefois de trouver peu d’informations sur les conséquences de ce produit chimique sur la santé humaine. « Le Canada est le premier pays au monde à se prononcer en faveur de l’interdiction du BPA. Peut-être qu’on s’affole trop vite », suggère-t-elle.

Appréhensions

Les autorités sanitaires canadiennes ne sont pourtant pas les seules à s’intéresser de près au BPA. Leurs homologues américaines s’inquiètent également des effets de cette substance sur la santé. Un groupe d’experts du National Toxicology Program vient d’admettre avoir certaines appréhensions quant aux effets des niveaux actuels de BPA se retrouvant dans l’alimentation sur les systèmes nerveux et hormonal des fœtus et des nouveau-nés. Comment les autorités doivent-elles se comporter à l’égard de produits auxquels l’être humain est exposé à faible dose ? Si l’on en croit la position canadienne, la prudence est de mise.
© Libération

——

Second article dans la même édition de Libération.

Faut-il alerter tous les bébés ?
E.L. QUOTIDIEN : lundi 12 mai 2008

La France va-t-elle à son tour crier haro sur le bisphénol-A (BPA), utilisé par de nombreuses marques de biberons ? « On ne change rien », « ne jetez rien », et on peut « continuer à chauffer le lait » des bébés s’est empressé de rassurer sur Europe 1, Didier Houssin, directeur général de la Santé, tandis qu’une étude a été commandée à l’Agence française de la sécurité sanitaire des aliments (Afssa).

Dans l’attente, on sait que le bisphénol-A, un produit chimique industriel appartenant à la famille des composés organiques aromatiques, est utilisé dans la fabrication du polycarbonate, un plastique rigide employé dans la confection de biberons, de récipients destinés aux fours à micro-ondes et à la conservation. Il est aussi utilisé dans la production de résines époxy servant d’enduit de protection à l’intérieur des cannettes, des conserves ou des conteneurs afin de prévenir la corrosion.

Mis au point à la fin du XIXe siècle, le BPA soulève des inquiétudes depuis la fin des années 90. Sa structure est proche de celle de l’œstrogène. Il peut donc circuler dans le sang et déclencher des réactions inattendues. Certains scientifiques avancent qu’il pourrait provoquer une puberté précoce. Son lien avec certaines formes de cancer a par ailleurs été établi chez les animaux.

Il est toutefois difficile de déterminer dans quelle mesure il peut être dommageable pour l’homme sans étude à grande échelle.

Retrouvez également un reportage sur le meme sujet sur le site de France2:
link

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