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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 22:38



Quatre mille sociétés sont concernées par la nouvelle loi européenne sur la réduction des émissions de CO2 qui s'appliquera à partir de 2012.

Bruxelles vient enfin de publier la liste des 4 000 compagnies aériennes et constructeurs aéronautiques tels qu'Airbus contraints de réduire leurs émissions de CO2, s'ils veulent continuer de voler en Europe. Cette mesure s'appliquera, dès 2012, dans le cadre d'un système pollueur-payeur que les grands syndicats du transport aérien mondial n'ont de cesse de critiquer.

L'Union européenne a fait fi de ces oppositions, mais a dû remanier largement cette liste tant attendue. Une version préliminaire avait été établie au mois de février. Le document ne fait toujours pas l'unanimité. «Des compagnies comme la néo-zélandaise Air Nelson ou l'américaine Virgin America, qui ne volent pas vers l'Europe, se trouvent sur la liste !», ironise le porte-parole de l'Association internationale du transport aérien.

 

Éviter les tensions avec les États-Unis

 

Le syndicat, qui ne désarme pas, affirme toutefois «demander à ses membres de se mettre en conformité avec la législation européenne», en attendant le sommet climatique de Copenhague où un accord global pourrait être trouvé. Si les termes de ce dernier diffèrent des exigences européennes, Bruxelles devrait chercher à s'adapter, afin, notamment, d'éviter les tensions avec les États-Unis.

Pour l'heure, la liste, tant décriée et publiée au Journal officiel de l'Union européenne samedi dernier, tente de recenser les compagnies aériennes, toutes nationalités confondues, qui opèrent sur le territoire de l'Union. À compter du 1er janvier 2012, celles-ci devront plafonner leurs émissions de CO2 à 97 % d'un niveau annuel de référence, calculé à partir d'une moyenne des années 2004 à 2006. De plus, elles devront payer 15 % de leurs permis de polluer aux pays européens, dans le cadre d'une bourse d'échange, le reste étant gratuit.

Chaque compagnie se voit assigner, dans cette liste, un État européen à qui elle va devoir détailler, dans les prochaines semaines, comment elle entend calculer ses émissions polluantes. C'est à cet État qu'elle achètera ultérieurement ses droits à polluer. Les compagnies aériennes qui ne respecteraient les délais prévus par le texte sont menacées d'être fortement pénalisées.

tiré fu figaro

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22 août 2009 6 22 /08 /août /2009 08:06
L'information est passée quasi inapercue dans les médias ces derniers jours mais deux requins dont l'un de pret de 2 métres ont approché les plages du Canet Roussillon.
Non ce n'est pas un mauvais remake francais des dents de la mer ou une information destinée à déclencher la panique chez les baigneurs,mais beaucoup plus une résultante des activités humaines.
Selon les expets il peut s'agir de requins pelerins ou de requins bleus,sans danger pour l'homme.Mais derrière cela se cache le phenoméne de surpeche qui vide les océans et les mers,d'ou la nécessité pour ces prédateurs de suivre les poissons là ou ils sont loin des filets,donc pret des cotes.



Le nombre de requins en Méditerranée a chuté de 97% au cours des 200 dernières années, ce qui met en danger l’équilibre écologique marin, d’après les indications d’un rapport .

 

Le rapport, réalisé par le groupe Lenfest Ocean Program, a utilisé des données diverses ,comprenant les dires des pêcheurs, les spécimens dans les musées et les observations visuelles-,pour estimer le nombre et la taille des requins en Méditerranée au cours des deux derniers siècles.

Il y avait un nombre de données suffisants pour seulement cinq des vingt espèces de grands requins en Méditerranée –le requin-marteau, le requin bleu, le requin renard, et deux espèces de requins Lamniformes. Ces cinq espèces de requins ont connu un déclin moyen de 97%.

 

« Cela aura un impact majeur sur les écosystèmes parce que les grands requins prédateurs sont au sommet de la chaîne alimentaire » a déclaré Francesco Ferretti, principal auteur du rapport.

 

Perdre le sommet de la chaîne alimentaire peut signifier que les poissons plus petits chasseront et consommeront davantage leurs proies, mettant à mal l’équilibre écologique. « Si nous perdons les requins, nous perdrons cette portion importante du fonctionnement de l’écosystème » a déclaré Francesco Ferretti

 

Un rapport publié  par l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN) a montré qu’onze espèces de requins étaient confrontées à l’extinction à cause de la pêche excessive, en partie due à la demande croissante pour la soupe d’ailerons de requins en Asie.


Les pêcheurs du monde entier attrapent et échangent les requins pour leurs ailerons très lucratifs, en méprisant souvent leur carcasse, d’après le rapport, qui indique que l’Indonésie et l’Espagne font partie des principaux pays qui pêchent les requins seulement pour leurs ailerons.

 

Francesco Ferretti a déclaré que la pratique n’était pas censée être commune en Méditerranée à cause du petit nombre de requins présents là-bas.

 

« La Méditerranée pêche depuis les temps romains, c’est une chose historique » a déclaré Francesco Ferretti. « Mais aujourd’hui, la pêche a eu un grand impact sur la population de requins ».




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18 août 2009 2 18 /08 /août /2009 20:51

En 2050, le continent le plus peuplé de la planète pourrait importer le quart de sa consommation de riz si l'agriculture irriguée continue de gaspiller les ressources en eau.

Si des réformes majeures dans la gestion de l'eau et de l'irrigation ne sont pas engagées rapidement en Asie, la plupart des pays devront importer un quart du riz et du blé dont ils auront besoin en 2050. C'est le principal message du rapport que l'Institut international de la gestion de l'eau (IWMI) présente mardi matin à la Semaine de l'eau organisée à Stockholm (Suède). Le continent compte actuellement 4,2 milliards d'habitants et il aura alors 2,5 milliards de nouvelles bouches à nourrir. La demande asiatique d'alimentation humaine et animale devrait doubler dans les quarante prochaines années.

L'irrigation tient une place centrale dans l'agriculture asiatique. Un tiers des surfaces agricoles (34 %) sont irriguées en Asie contre seulement 8 % en Europe et 10 % en Amérique du Nord. Le riz et indirectement l'eau sont la principale ressource alimentaire de la Chine (1,3 milliard d'habitants) et de l'Inde (1,1 milliard).

 

Les limites de la «révolution verte»

 

Dans ces deux pays où la culture du riz irrigué a permis l'autosuffisance alimentaire à partir des années 1970, les recettes de la «révolution verte» (irrigation, engrais, semences à haut rendement) sont en train de montrer leurs limites. Les nappes phréatiques sont polluées et leur niveau est descendu de façon dramatique au cours des dernières années.

En Inde, par exemple, le nombre des pompes électriques individuelles a littéralement explosé. Résultat, dans l'État d'Haryana (nord du pays), le niveau des nappes est descendu de 60 mètres en dix ans et une partie des sols sont salés et ont perdu leur fertilité. «Le gaspillage des ressources en eau est gigantesque. C'est hallucinant», souligne Michel Griffon, agronome et économiste, auteur de Nourrir la planète (éd. Odile Jacob). Pour corser le tout, le réchauffement climatique et la fonte progressive des glaciers himalayens pourraient aggraver la pénurie en eau dans les prochaines décennies en limitant les réapprovisionnements.

Le rapport de l'IWMI ne condamne pas pour autant l'irrigation. Au contraire, étant donné qu'il n'y a pas de nouvelles terres à défricher sur le continent asiatique, elle est pour l'Asie presque son unique atout pour accroître la production alimentaire. Dans une bonne partie du continent, le riz a toujours été une ressource majeure et sa place s'est accrue dans la période récente : entre 1961 et 2003, le taux des surfaces irriguées est passé de 27 % à 82 % dans certaines régions d'Asie du Sud.

 

Programmes pharaoniques

 

«Le meilleur pari pour l'Asie est de revitaliser ses vastes systèmes d'irrigation, qui représentent 70 % des terres irriguées dans le monde entier», souligne Colin Chartres, directeur général de l'IWMI. Même argument dans la conclusion du rapport : «L'Asie est à la croisée des chemins. Il faut trouver de nouvelles méthodes pour remédier aux dégradations dues à des années de négligence.»

Les stratégies préconisées par l'IWNI reposent sur une meilleure utilisation de l'eau, grâce à de nouveaux moyens de stockage ou de circulation mais aussi à de nouveaux services et réglementations. L'eau va devenir une ressource rare. Les deux grands pays asiatiques ont lancé des programmes pharaoniques de construction de canaux pour acheminer l'eau d'une zone à l'autre, à l'image de ce qui se fait en Espagne autour de la Castille.

«Il faudra beaucoup de courage politique pour imposer ce changement, analyse Michel Griffon qui prépare un livre sur le développement durable. Ce qui va se passer en Asie dans les prochaines années sera intéressant à observer.» On verra quel type de gouvernance est le plus efficace entre le centralisme autoritaire chinois et la démocratie indienne.

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17 août 2009 1 17 /08 /août /2009 09:06

Si aucune mesure n'est prise rapidement, de nombreuses espèces animales et végétales vont encore disparaître. Scientifiques, experts, personnalités tirent la sonnette d'alarme.

Sommes-nous au bord d'une extinction massive ? Pour le spécialiste le plus alarmiste de la communauté scientifique, Edward Wilson, professeur à l'université d'Harvard aux Etats-Unis, la Terre perdrait chaque année 0,25 % de sa biodiversité, soit entre 10 000 et 40 000 espèces par an. De deux à quatre par heure. Des chiffres terrifiants. Sommes-nous entrés dans la sixième extinction, comme l'assurent de nombreux experts ? La sixième grande crise de la vie sur Terre, plus terrible encore que celle qui provoqua, il y a 65 millions d'années, la fin des dinosaures ? Pour la plupart des scientifiques, le taux d'extinction des espèces serait aujourd'hui 10 000 fois supérieur à ce qu'il était avant l'apparition de l'homme. Et ce n'est qu'un début.

L'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a déjà recensé 820 disparitions d'espèces sauvages depuis cinq cents ans. Sans compter celles dont nous ignorons encore l'existence, tant notre connaissance du monde animal demeure fragmentaire. Tant sont nombreuses les disparitions silencieuses, d'oiseaux, de petits mammifères, d'insectes, de végétaux et de micro-organismes, morts en même temps que la destruction de leur environnement.

«Ces chiffres doivent être interprétés, explique, Jean-Philippe Siblet, directeur adjoint du service du patrimoine naturel au Muséum national d'histoire naturelle. En effet, comment concilier le catastrophisme et l'inquiétude des scientifiques et ces 820 espèces perdues à jamais, un chiffre à peine supérieur au taux normal d'extinction des espèces? En fait, si nous possédons bien le monde des mammifères et des oiseaux, nous ne connaissons que très approximativement l'univers des insectes et des micro-organismes, qui constituent l'essentiel de la biodiversité terrestre aujourd'hui menacée.» Un constat qui conduit plusieurs chercheurs à estimer le nombre d'espèces vivantes sur notre planète entre 10 et 80 millions, contre quelque 1,5 million actuellement répertoriées.

En plus des animaux clairement menacés, une biodiversité totalement inconnue est aussi en train de disparaître à grande vitesse à mesure que les grandes forêts tropicales s'étiolent, victimes de la surexploitation, des incendies, des déplacements de populations et des cultures d'essences uniques, comme l'eucalyptus ou le palmier producteur d'huile... Fragiles, uniques, ces forêts couvrent environ 6 % des terres émergées et abritent plus des deux tiers du monde animal connu et inconnu. Au Brésil, en Indonésie, au Cameroun, à Bornéo, à Sumatra, à Madagascar ou aux Célèbes, le compte à rebours a commencé. Et tout se joue désormais en années. Après, il sera trop tard, car comment sauver une espèce dont l'écosystème est détruit à jamais ? La loi naturelle est implacable : quand 90 % d'un habitat disparaît, 50 % des espèces associées meurent.

La liste rouge de l'UICN, qui recense 16 928 espèces animales et végétales en danger en 2008, contre 10 533 en 1996, estime actuellement que 12 % des oiseaux, 23 % des mammifères, 32 % des amphibiens, 42 % des tortues et 25 % des espèces de conifères sont en danger d'extinction. A ce rythme et à titre d'exemple, plus de 90 % de la Grande Barrière de corail devrait avoir disparu en 2050, les manchots Adélie peuplant l'Antarctique verront sans doute leur nombre baisser de 70 % et les ours polaires auront disparu de leur milieu naturel d'ici à la fin du siècle. Et la liste est loin d'être exhaustive.

 

Les activités humaines en accusation

 

D'après l'Académie des sciences américaines, ce processus de disparition aurait débuté il y a environ quatre-vingt mille ans, lorsque l'homme a commencé à coloniser l'ensemble de la planète. Malgré la faible population humaine et son morcellement, certaines espèces animales ont été rapidement surexploitées, notamment dans les espaces insulaires. Puis, avec le développement de l'élevage et de l'agriculture, il y a dix mille ans, les choses se sont accélérées pour atteindre un pic avec la révolution industrielle au début du XVIIIe et au XIXe siècle en Europe.

 

Splendides oiseaux océaniques dont l'envergure peut atteindre jusqu'à 3,5 mètres, les albatros sont parmi les plus menacés.
Splendides oiseaux océaniques dont l'envergure peut atteindre jusqu'à 3,5 mètres, les albatros sont parmi les plus menacés. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

 

Aujourd'hui, le processus est le même. Seule l'échelle a changé avec le progrès technologique, l'exploitation massive des ressources naturelles et l'augmentation exponentielle de la population humaine, passée de 2,5 milliards dans les années 50 à 6,7 milliards en 2008, et peut-être à 9,5 milliards en 2050. Désormais, aucune niche écologique n'est à l'abri de l'homme, qui a transformé le paysage en fonction de ses besoins. Presque partout, les prairies tempérées sont devenues des champs cultivés, les forêts des espaces cernés par la surexploitation et l'urbanisation, les littoraux ont été réduits à d'étroites bandes côtières polluées, les mangroves, quand elles n'ont pas totalement disparu ou été étouffées par les pesticides, transformées au mieux en zones d'élevage industriel de crustacés... Et la course aux nouvelles énergies fossiles, l'extraction du lithium ou d'autres métaux rares, promet déjà de n'épargner aucun biotope ni sur terre ni en mer. «A cela, précise le World Wildlife Fund (WWF), s'ajoutent la fragmentation et la perte des habitats, particulièrement dans les zones tropicales, le commerce international des animaux menacés d'extinction et l'introduction d'espèces invasives favorisée par la mondia lisation.»

Un autre péril hypothèque aussi l'avenir du monde sauvage : le changement climatique. Pour des espèces aussi diverses que les tigres, les grands cétacés ou les orangs-outans, déjà menacés d'extinction depuis des décennies par la surexploitation et la destruction de leur habitat, le réchauffement global de la planète pourrait être fatal. Le quatrième rapport d'évaluation du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), publié en 2007, prévoit des conséquences désastreuses si aucune réduction massive des émissions de gaz à effet de serre ne se produit. En clair, si la température augmente entre 1,5 °C et 2,5 °C d'ici à 2050, de 20 à 30 % des espèces vivantes seront confrontées à un risque majeur d'extinction.

«Les plus menacées sont les espèces vivant dans les zones où le réchauffement est supérieur à la moyenne, comme dans les régions polaires, explique le WWF, celles dépourvues de toute capacité d'adaptation ou dont l'effectif de population est déjà trop faible pour leur permettre de s'adapter à l'évolution rapide de leur environnement. Sans l'adoption de mesures substantielles à court terme, il y a fort à parier que la conjugaison des effets du réchauffement climatique et des menaces préexistantes ne poussent un grand nombre d'animaux au bord de l'abîme.»

 

Une pression renforcée dsur la biodiversité

 

L'impact de ce phénomène n'a pas encore été totalement évalué. Mais si le climat se modifie, et avec lui la biologie de nombreux animaux, certains dispositifs actuellement en place pour assurer leur protection risquent d'être remis en cause. Ainsi, l'élévation des températures pourrait conduire au déplacement d'espèces en dehors des zones où elles étaient initialement en sécurité. La création de vastes «aires protégées» risque ainsi d'être partiellement abondonnée car la taille des réserves doit d'abord être adaptée au fonctionnement des écosystèmes. Il ne suffira plus de clôturer des espaces définis par l'intérêt des hommes pour sauver les espèces. Or l'élévation du niveau des mers et les nouveaux besoins des hommes en termes d'espaces renforceront la pression sur la biodiversité et les rivalités pour le contrôle des territoires.

 

En 2050, les requins pourraient avoir disparu.
En 2050, les requins pourraient avoir disparu. Crédits photo : ASSOCIATED PRESS

 

L'enjeu est considérable et sa portée dépasse la seule question de la protection du monde sauvage. Il interroge aussi l'identité humaine. Sans aller aussi loin qu'Edward Wilson, qui se demande si l'homme n'estpas «une anomalie de l'environnement» dont «l'intelligence venue par erreur pourrait être fatale à la biosphère», la situation est suffisamment préoccupante pour poser les vraies questions sur la continuité du développement de notre civilisation. Car en moins de deux siècles, l'homme a réussi à révolutionner jusqu'au principe même d'extinction. Les cinq épisodes connus de disparition massive des espèces ont été produits par des accidents climatiques à long terme ou des catastrophes naturelles. Désormais, c'est l'extension et le développement d'une seule espèce terrestre, la nôtre, qui en porte la responsabilité.

Alors comment créer des réserves naturelles efficaces ? Restaurer les écosystèmes en danger et transformer les comportements des hommes envers la nature ? Quelle place accorder au vivant ? Faut-il limiter la démographie ? La consommation ? La pollution issue des activités humaines ? Comment concilier le monde naturel et l'évolution des modes de vie, les besoins alimentaires, la course à l'énergie et à la croissance économique des pays émergents ? Aujourd'hui, les initiatives sont nombreuses, à l'image de la Convention sur la biodiversité créee en 1992 et signée par 190 pays, qui s'est fixé comme objectif d'enrayer la perte de biodiversité d'ici à 2010. Partout, la prise de conscience semble effective, d'autant que la plupart des Etats ont réalisé, même tardivement, que l'appauvrissement biologique aura un coût économique considérable. Sans biodiversité, plus de nourriture, d'eau, de médicaments, de fibres textiles, de pollinisation...

«Mais si rien n'est fait à temps pour inverser la tendance, lance Jean-Philippe Siblet, nous perdrons une part considérable du patrimoine vivant. La biodiversité est notre assurance-vie. Si elle continue à s'appauvrir, nous risquons peut-être de passer à côté des molécules ou des substances qui pourraient aider l'homme à guérir de nombreuses maladies ou à révolutionner son mode de vie. Ce serait une terrible tragédie.» Tout doit impérativement se jouer dans les cinquante années à venir. Après, il sera trop tard.

Tiré du figaro

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11 juillet 2009 6 11 /07 /juillet /2009 08:20


La plupart des personnalités consultées par Michel Rocard plaident pour une redistribution sous conditions de ressources.

LA CONTRIBUTION climat énergie est sur les rails. « Il y a un accord de principe» sur ce que certains appellent également taxe carbone, a assuré Michel Rocard jeudi.

Après la conférence de consensus début juillet au cours de laquelle des experts avaient été auditionnés, l'ancien premier ministre a présidé jeudi la table ronde devant aboutir à la rédaction du rapport final sur le sujet. Une quinzaine de personnalités qualifiées (élus, syndicalistes, économistes, représentants du patronat…) ont planché tout au long de la journée. «Michel Rocard a mené les débats de main de maître», assure un des participants, confirmant un avis largement partagé : «Ça s'est très bien passé, avec des consensus.» «Ce n'était pas joué qu'on enregistre un accord de principe entre les représentants du Medef, des syndicats et des ONG !», souligne Michel Rocard.

L'accord de fond porte donc sur l'idée d'une taxe structurante ayant pour objectif de faire évoluer les Français vers une société de moins en moins énergivore. Dans son rapport qu'il doit remettre le 24 juillet à Jean-Louis Borloo et Christine Lagarde, respectivement ministres de l'Écologie et des Finances, l'ancien premier ministre devrait proposer que la contribution soit dès le départ mise en place pour cinq ans. La tonne de CO2 serait fixée à 32 euros la première année, ce qui rapporterait environ 8 milliards. Elle atteindrait 100 euros en 2030. Les participants sont également tombés d'accord sur l'idée qu'il fallait mettre en place une commission de suivi. Elle aurait notamment pour objet de faire des propositions sur les autres gaz à effet de serre (méthane, protoxyde d'azote et gaz fluoré, soit 25 % des émissions responsables du réchauffement climatique).

L'ensemble des participants se sont également entendus sur l'idée que la contribution devait, dans un premier temps, porter sur les seuls achats des énergies fossiles par les ménages et les entreprises (à l'exception de celles qui sont déjà soumises à la réglementation des quotas de CO2). Ils suggèrent néanmoins «que l'on regarde la question de l'électricité».

 

«Chèque vert»

 

L'unanimité en revanche s'est fendillée lorsqu'il a été question de l'utilisation de l'argent collecté. Si tous s'accordent à dire que cela ne peut se faire qu'à prélèvements obligatoires constants, certains ont tenté de promouvoir l'idée qu'une diminution des prélèvements des seules entreprises servirait aussi indirectement les ménages.

Une idée vivement combattue par les représentants des ONG, les syndicats mais également les élus, Jean-Yves Le Deaut (PS, Meurthe-et-Moselle) et Fabienne Keller (UMP, Bas-Rhin). Non seulement ils se sont opposés à ce que la taxe carbone compense la perte de recettes due à la réforme de la taxe professionnelle, mais ils ont insisté pour qu'il y ait une compensation effective auprès des ménages sur la base de trois critères : nombre de personnes composant la famille, niveau des revenus et lieu d'habitation (les personnes habitant à la campagne sont plus pénalisées par une taxation des carburants). Une façon de rendre la taxe plus acceptable politiquement. Cette compensation passera-t-elle par un «chèque vert» ? Peu importe, dit Michel Rocard. L'essentiel, à ses yeux, est d'appliquer une condition de ressources. Sur cette même ligne, Jean-Louis Borloo boit du petit-lait. Opposé, Éric Woerth, le ministre du Budget, fourbit ses armes.

Tiré du Figaro

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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 21:33

La Corée du Sud après des années passées à investir dans des industries polluantes et high tech,change radicalement son orientation.

Tiré du Figaro:

À 2 % du PIB, l'effort budgétaire de Séoul est sans égal au sein de l'OCDE.

La somme est colossale : soixante milliards d'euros. C'est ce que va investir la Corée du Sud dans la croissance verte au cours des cinq prochaines années, soit 2 % de son produit intérieur brut par an. Un effort sans égal au sein de l'OCDE. Le chiffre est comparable à celui promis par les États-Unis, et à peine inférieur au total des dépenses de recherche et de développement de l'ensemble des pays de l'OCDE en 2006 (2,2 % du PIB).

À l'origine, il s'agissait surtout de réduire la facture énergétique du pays, qui importe 97 % de l'énergie qu'il consomme, rappelle Kang Sun-jin, professeur à la prestigieuse Korea University. Mais aujourd'hui c'est devenu une cause nationale. «Le vert pour sortir du rouge», résume un slogan.

La Corée du Sud espère contenir le recul de son PIB à 1,5 % cette année, alors que le Fonds monétaire international prévoit une chute de 3 %. Elle compte sur cette fameuse croissance verte pour limiter les dégâts.

Une dizaine de grands projets vont être lancés, depuis l'aménagement des fleuves jusqu'à la voiture propre, en passant par les transports publics et les énergies alternatives. «Nous sommes les seuls au monde à avoir décidé un plan de cinq ans. Si nous réussissons nous serons suivis par d'autres», se félicite le premier ministre, Han Seung-soo . Mais il va falloir persuader le pays tout entier de mettre la main à la pioche et convaincre pas moins de 16  régions et villes de province de suivre la capitale.

 

Créer 1,8 million d'emplois

 

«C'est possible, la Corée a les hommes et les moyens. Toutes nos entreprises ont des centres de recherche pointus qui nous permettent d'être numéro un dans n'importe quel domaine», assure Chang Jae-chul, chercheur au Samsung Economic Research Institute.

«Il y a deux ans, pas un seul industriel coréen n'était dans l'écologie, mais aujourd'hui ils y sont tous», confirme un homme d'affaires français. Et d'ajouter : «Pour eux, la crise est une opportunité et ils ont un appétit carnassier.» En cinq ans, le gouvernement compte créer 1,8 million d'emplois nouveaux et il calcule que l'expérience va lui rapporter entre 102,5 et 116 milliards d'euros.

Cependant, pour le président Lee Myung-bak, dont la cote de popularité ne cesse de baisser, il va falloir «harmoniser avec doigté les intérêts publics et les intérêts privés», note Kang Sung-jin. C'est la raison pour laquelle le gouvernement tient deux fers au feu.

D'une part, il va proposer des incitations fiscales aux entreprises pour qu'elles investissent dans les économies d'énergie. D'autre part, il va mettre sur pied dans les prochains mois une expérience pilote de 600 villages verts destinés à tester en grandeur réelle les vertus de l'écologie. Mais la Corée du Sud ne compte pas s'arrêter là. Elle a prévu de porter l'ensemble de ses investissements de recherche et de développement à 5 % de son PIB en 2012. Un seuil qui représenterait alors un record absolu dans le monde.

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25 juin 2009 4 25 /06 /juin /2009 07:43
Tiré du figaro du 22/06/09:



État, entreprises et centres de recherche unissent leur force pour présenter dans deux ou trois ans leurs premières voitures «décarbonées».

Blouse blanche, masque sur le nez, chaussures protégées… Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno respectivement ministre et secrétaire d'État à l'Écologie se sont volontiers prêtés, à la fin de la semaine dernière, aux règles de sécurité de l'usine Saft située à Nersac, en Charente. Une visite effectuée au côté de Ségolène Royal, la présidente de la Région, qui n'avait qu'un objectif : insister une fois encore sur l'idée que la France est en train de rattraper à grands pas son retard sur les voitures de demain : celles qui rouleront sans pétrole ou presque, hybrides ou électriques.

À Nersac, Saft vient de lancer la première ligne occidentale de production de batteries lithium-ion pour ce marché. «Une des techniques parmi les plus performantes à ce jour, notamment en matière d'autonomie», explique-t-on dans l'entourage des ministres. Mais, dans cette bataille technologique, Jean-Louis Borloo a bien l'intention de ne laisser aucune filière de côté : batterie lithium polymère, batterie lithium phosphate, «il ne faut rien négliger», estime le ministre tant l'enjeu industriel est important. La compétition est forte sur le marché de ces voitures «décarbonées». «La France va gagner cette bataille», ne cesse de clamer le ministre. «Quand elle se met en ordre de marche, elle est impossible à arrêter», s'enthousiasme-t-il. Méthode Coué ?

Les problèmes à régler autour de la voiture électrique sont encore considérables. Outre la question de l'autonomie des batteries, il y a celle de leur longévité. «Il faut dépasser le cycle des mille recharges», souligne Jean-Louis Borloo. Il y a également le problème du prix : «Aujourd'hui, elles coûtent autour de douze mille euros», ajoute Chantal Jouanno, ce qui renchérit considérablement le prix de véhicules, qui s'affichent à des montants encore prohibitifs. Sans oublier la question du recyclage.

Les infrastructures sont une autre préoccupation : «On estime qu'il faut 2,5 prises pour un véhicule», commente un expert. Autrement dit, il faut pouvoir recharger la batterie au domicile et au bureau et qu'une offre supplémentaire existe sur la route empruntée. Or, à ce jour, ce qui est envisageable pour des maisons individuelles et des bureaux équipés de parkings se transforme vite en casse-tête lorsqu'il s'agit d'immeubles collectifs. Ce qui est possible en ville en raison des faibles distances parcourues devient vite un problème complexe à la campagne… Sans compter que les voitures devront être équipées de prises normalisées non seulement en France mais en Europe.

 

Programme d'achats publics

 

Onze projets de recherche sur la voiture propre sont actuellement financés à hauteur de 500 millions d'euros par l'État via le Predit (programme de recherche et d'innovation dans les transports terrestres) et le fonds démonstrateur de l'Ademe (agence de la maîtrise de l'énergie), mais également par des constructeurs ou équipementiers, des grands comme Michelin, Renault, Peugeot ou Toyota, mais aussi des plus petits comme Heuliez ou Aixam. Des centres de recherche aussi performants que le CEA (Commissariat à l'énergie atomique), l'IFP (Institut français du pétrole) et l'École des mines sont également à leur côté. Il s'agit de projets sur des moteurs intégrés dans les roues, sur des voitures hybrides électriques et thermiques, sur des systèmes de chauffage et de climatisation optimisés pour consommer moins, ou encore sur le Stop & Start…

Jean-Louis Borloo se veut serein : «Je souhaite qu'il y ait 15 % des ventes dans les deux ou trois ans, qui correspondent à des voitures décarbonés», affirme-t-il. Soit quelque 300 000 voitures. D'ores et déjà, le gouvernement a prévu un programme d'achats publics de 100 000 véhicules propres dans les quatre ans qui viennent et lancé un plan d'infrastructure de recharges pour les véhicules électriques avec 5 millions de raccordements dans les trois ans.

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18 juin 2009 4 18 /06 /juin /2009 08:01
Tiré du figaro du 16/06/09

Extrait du film Home de Yann Arthus-Bertrand, mis à l'honneur sur un des sites des Nations unies.


Extrait du film Home de Yann Arthus-Bertrand, mis à l'honneur sur un des sites des Nations unies. Crédits photo : RIA Novosti
Cette institution aura pour objectif de lutter contre le «dumping environnemental».

Les thèmes environnementaux ne sont pas seulement redevenus porteurs pour la politique intérieure. Nicolas Sarkozy en fait désormais un cheval de bataille à l'international. Quitte, au passage, à marcher sur les traces de son prédécesseur. «Lorsque nous serons parvenus, à Copenhague, à un accord ambitieux sur le climat, il faudra que soit créée une véritable organisation mondiale de l'environnement, en mesure de faire appliquer les engagements qui auront été pris», a martelé Nicolas Sarkozy. En février 2007, Jacques Chirac avait proposé de lancer une «organisation internationale» de l'environnement. Mais à l'époque, la France voulait simplement placer cette organisation sous l'égide de l'ONU. Le projet, brièvement évoqué par Nicolas Sarkozy lundi à Genève, apparaît plus ambitieux sur la forme, comme sur le fond.

Sur la forme, alors que Jacques Chirac pensait d'abord créer un régulateur avant d'avoir défini les principes environnementaux mondiaux, l'Élysée veut, à l'inverse, d'abord, «faire de la politique», et ensuite parler technique. «Nous sommes totalement concentrés sur la réunion de Copenhague dans le but d'y obtenir le meilleur accord possible», explique-t-on dans l'entourage du chef de l'État. «Une fois que nous aurons obtenu cet accord, nous devrons alors engager une réflexion sur la mise en place d'une organisation capable de le faire respecter.»

 

Sans oublier la taxe «Tobin»

 

Même si le débat n'en est qu'à ses prémices, l'Élysée voudrait que cette OME regroupe les bribes d'organisations internationales chargées de promouvoir l'environnement, dont le programme des Nations unies pour l'environnement (Pnue). Cette dernière regroupe une soixantaine de pays et - clin d'œil à la France - son site Internet consacre un long développement au film Home de Yann Arthus-Bertrand, que Nicolas Sarkozy a recommandé «à chacun» de voir.

Sur le fond aussi, Paris veut franchir un palier supplémentaire. «La future organisation mondiale pour l'environnement serait obligatoirement saisie en matière de dumping environnemental», a précisé le président de la République, mettant l'OIT, l'OMC et cette OME au même rang. Chacune de ces organisations serait chargée de faire respecter les règles dans son domaine de compétence.

Enfin, toutes les interventions du FMI ou de la Banque mondiale devront être soumises à une «conditionnalité» environnementale. Pas question d'aider un pays «sans lui demander de respecter des règles élémentaires en matière d'environnement, de droit du travail ou de santé publique», prévient Sarkozy.

Le chef de l'État a tenu à rappeler son attachement à la mise en place d'une taxe carbone, «condition d'une concurrence loyale et d'un effort partagé pour sauver la planète». Sarkozy s'est également dit favorable à la poursuite de la réflexion sur la taxe «Tobin», destinée à prélever un tout petit pourcentage sur les échanges monétaires mondiaux pour financer l'aide au développement. Une idée qui avait déjà été étudiée sous la présidence de Jacques Chirac et qui avait débouché sur une taxe sur les billets d'avion

» Sarkozy prône une «révolution» du travail

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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 08:30
Dimanche nous avions de nombreux événements en France,élection EU et aussi fete des meres.Certains perdants n'hésitent pas à mettre en avant l'amalgame d'événements pour "expliquer" leurs mauvais résultats
Très drole,et on a meme le film HOME qui a pesé dans la balance!!

Loin de toutes ses conversations pas du tout constuctives,les résultats sont là et maintenant allons de l'avant et sauvons notre planéte.Moi j'ai gaté ma maman en alliant un cadeau Déco mais aussi utile pour la planéte.
Je lui ai offert un cadre végétal,donc pas de fleurs cultivées sous serres avec des engrais,des pesticides,des voyages refrigérés en camion depuis la Hollande.
Bien au contraire tout provient de France,un petit artisant distribué par www.decodurable.com
Les plantes du cadre en plus d'etre belles,sont dépolluantes un geste utile pour nos interieurs et ainsi capter tous les polluants provenant des colles et autres ameublements .
Voici le résultat une fois mis en place sur ce petit meuble avec la déco déjà écolo


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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 07:54
Des Millions de francais,mais aussi bien d'autres habitants de la planète bleue ont regardé,apprécié et réagit au film HOME.Certains disent meme que le film a conduit au résultat des écologistes aux élections européennes ! Vrai ou faux,là n'est pas la question toujours est-il que ce résultat ne peut qu'aider à enrayer le mal profond qui gangraine notre belle planéte.
La question est maintenant que vont faire les politiques ?

Hier le président Sarkozy disait :

Nous allons prendre dans les énergies renouvelables un virage aussi important que le général de Gaulle pour le nucléaire dans les années 1960. Ce n'est pas l'un ou l'autre. C'est l'un et l'autre", a déclaré le président de la République.

Il a estimé que la France avait pris trop de retard dans le renouvelable car on croyait ne pas en avoir besoin en raison du nucléaire. "Ce fut une erreur", a expliqué M. Sarkozy, estimant que l'objectif d'avoir 23 % d'énergie renouvelable produite en 2020 contre 10 % aujourd'hui n'était pas un maximum mais un objectif minimum.

La parité d'investissement nucléaire-renouvelable a pour objectif est de "préserver un consensus sur le nucléaire et arriver à faire tolérer le nucléaire par ceux qui y sont opposés".

Dans son discours, Nicolas Sarkozy a cherché à montrer qu'il n'était pas un écologiste de fraîche date et qu’il avait abordé le thème de l’environnement dès sa campagne électorale et avant la crise, avec le Grenelle de l’environnement. Sous-entendu qu’il n’avait pas attendu le score des Verts aux européennes pour s’occuper du dossier. Il n'empêche, l'électorat de ces derniers est choyé.

M. Sarkozy a également félicité le service public pour avoir diffusé deux jours avant les élections, le film de Yann Artus-Bertrand, "Home". Il a revendiqué le moratoire sur les OGM et la non-ouverture d'une mine d'or en Guyane. "On fait le choix de la croissance durable. N'envoyons pas de signal contradictoire".

Ce matin le président de l'assemblée nationale Bernard Accoyer,faisait des déclarations en pleine ligne avec le Développement Durable.

Autant dire que les temps changent,des signes claires sont là,il faut maintenant que tous et toutes nous poussions encore plus les politiques dans notre vie de tous les jours.
Cela passe par un changement de nos habitudes de consommation et l'utilisation des lobbying et des ONG qui doivent faire pression.


Mais vous prenez le temps de regarder dans votre vie de tous les jours:

-Avez-vous changer quelque chose ? du type j'utilise des ampoules basse consommation,je bois l'eau du robinet...
-Que pouvez-vous encore changer ?

Prenez le temps d'étudier et de regarder,tous nos petits gestes contribueront à préserver la Terre.


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