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10 septembre 2009 4 10 /09 /septembre /2009 06:45

Lors de la troisième Conférence mondiale sur le climat, Ban Ki-moon et les ONG ont souligné les risques de montée des eaux, qui menacent des villes comme Shanghai, Tokyo ou Calcutta.

«L'Arctique se réchauffe plus vite que le reste de la terre. Il pourrait n'y avoir plus de glace d'ici 2030» : ce cri d'alarme, Ban Ki-Moon, à peine rentré d'une tournée d'inspection au Pôle Nord, l'a lancé jeudi à Genève devant la troisième Conférence mondiale sur le climat.

Le Secrétaire Général des Nations Unies a décrit avec angoisse le scénario qui attend la planète si aucune action drastique n'est entreprise à très court terme.

Les émissions à effet de serre s'accélèrent. Le permafrost de la calotte glaciaire a amorcé son dégel et pourrait libérer dans l'atmosphère vingt fois plus de méthane qu'il n'y a de gaz carbonique. La mer Arctique est désormais libre de glace et ouverte à la navigation. La disparition des glaciers du Groenland menace d'altérer le cours du Gulf Stream. En un siècle, le niveau de la mer pourrait s'élever de un à deux mètres. Des métropoles comme Le Caire, Karachi, Calcutta, Belem, la Nouvelle Orléans, Shanghai, Tokyo et même Amsterdam sont menacées.

La disparition de la banquise aurait des conséquences planétaires désastreuses. «Elle accélèrera les changements climatiques globaux», déclare Ban Ki-Moon. «Un quart de l'humanité pourrait souffrir d'inondations», renchérit le Fonds Mondial pour la Nature (WWF), en marge de la conférence.

Pour Rajendra Kumar Pachauri, président du GIEC, la structure intergouvernementale sur le climat qui a reçu le prix Nobel de la Paix en 2007, un tiers des espèces vivantes, animales et végétales, risque d'être anéantie si la température s'élève, comme c'est probable, de plus de 1,5 degré : «dans certains pays africains, le stress hydrique provoque la perte de la moitié de la production agricole».

Les conséquences se font déjà sentir. A cette conférence scientifique organisée par l'Organisation Mondiale de la Météorologie (OMM), le premier ministre de Niue a raconté sobrement comment son île, perdue en Océanie, doit importer la totalité de son eau potable de Nouvelle-Zélande.

Le vice-président de Tanzanie Ali Mohamed Shein a dit sa préoccupation devant l'état des neiges éternelles du Kilimandjaro, réduites d'un quart, et dont la disparition provoquerait une catastrophe.

Des pays écologiquement «vertueux» comme le Bangladesh, le Mozambique, la Tanzanie partagent les mêmes appréhensions. «Le réchauffement climatique est la principale menace à la croissance et au développement durable de l'Afrique, bien que ce continent contribue de manière négligeable à la pollution mondiale», a lancé le président éthiopien Girma Wolde Giorgis.

La Chine a réaffirmé pour sa part qu'elle se sentait «engagée par le principe de responsabilités partagées, mais différenciées», une allusion au fait qu'on ne saurait lui imposer les mêmes réductions des sources de pollution qu'aux pays occidentaux : «nous demandons à la communauté internationale de protéger la planète terre», a lancé son vice-premier ministre Hui Liangyu.

Pour le secrétaire général de l'ONU qui a convoqué à New York le 22 septembre un sommet pour préparer la grande conférence de Copenhague en décembre, cinq objectifs sont prioritaires : investissements publics et transferts massifs de technologie, réduction drastique des pollutions, protection globale des forêts et des écosystèmes.

Il estime «trop lent» le consensus politique pour une action globale : «il ne nous reste que quinze jours de négociations avant Copenhague. La planète ne peut se permettre un échec».

extrait du figaro

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